Le journaliste Ali Amar débarqué de « Slate Afrique »

Ali Amar (Photo Reyes Sedano)

Ali Amar (Photo Reyes Sedano)

Le correspondant pour le Maroc du site panafricain basé à Paris a été brutalement licencié. Les partenaires potentiels marocains de Slate pour le projet mort-né d’un Slate Maroc avaient demandé sa tête.

Le co-fondateur du défunt Journal hebdo et auteur de deux livres censurés au Maroc vient d’être brutalement licencié de son poste de correspondant pour le Maroc de Slate Afrique.

Ali Amar avait été recruté par Slate au lancement de son site africain. Il y animait depuis début 2011 la rubrique «Maroc» qui avait donné une visibilité certaine au pure-player dans le royaume au point que les actionnaires de Slate avaient envisagé une version marocaine du site.

Selon Maghreb Confidentiel, le directeur général de Slate, Eric Leser, ancien correspondant du Monde à Washington, «n’a pas trouvé de partenaires marocains, en dépit de plusieurs déplacements effectués courant 2012. Même l’éditeur de presse gratuite Géomédia, qui a un actionnaire en commun avec Slate (le fonds Viveris) n’a pas donné suite. Slate.fr réalise pourtant sa seconde meilleure audience dans le royaume, après la France».

Fondé par Mohamed Laraki, Géomedia édite plusieurs magazines dont le féminin Plurielle, Sport hebdo et la version marocaine de L’Officiel.

La tête d’Amar comme gage d’entrée au Maroc

Le fait qu’Eric Leser soit revenu bredouille de ses pérégrinations marocaines a en réalité une raison cachée qui a un lien direct avec le licenciement d’Ali Amar et dont la révélation est de nature à ternir très sérieusement l’image de Slate France et éclabousser son actionnaire américain, le très prestigieux Washington Post, propriétaire de la marque (Slate est la propriété de Washington Post Co., Slate Group possède 17% du capital de Slate.fr. Slate.fr a payé une redevance de près d’un million d’euros pour utiliser la marque en France).

A en croire Arrêt sur images, ce n’est pas la première fois que Slate France écorne la charte d’éthique du Washington Post

Selon nos informations recueillies à Paris, Eric Leser et son mentor, Jean-Marie Colombani, président de Slate France et ancien patron du Monde ont été «encouragés par certaines parties marocaines à écarter Ali Amar. C’était en quelque sorte leur gage à donner pour pénétrer le marché marocain» nous explique notre source. Et d’ajouter : «Ses articles sur la monarchie détonnent dans la presse parisienne qui a pour habitude d’encenser volontiers le régime. Ils étaient souvent repris comme référence par les journalistes américains de Slate.com durant le Printemps arabe, ce qui a fait grincer des dents dans certains milieux qui lobbyent pour Rabat, que ce soit à Paris ou à Washington».

Jean-Marie Colombani, un habitué du Makhzen

Il faut souligner que Colombani n’est pas à sa première tentative de mettre un pied au Maroc. Il y a quelques années de cela, il s’était mis en cheville avec Ahmed Charai, le patron de L’Observateur et de Med Radio, réputé pour ses accointances avec la DGED, les services secrets extérieurs marocains dirigés par Mohamed Yassine Mansouri  – notamment dans l’affaire Dati-Aznar -  et avec les milieux néo-conservateurs américains où il porte la bonne parole du Makhzen. Charai avait alors hérité de la régie publicitaire du Monde au Maroc à travers son officine Maroc Télématique qui exploite comme d’autres affidés du régime alaouite un collier de panneaux publicitaires dans plusieurs villes du royaume. Une belle rente qui ne souffre que peu de frais d’exploitation. Opportunément atlantiste comme Colombani, Charaï s’échine à exploiter une version francophone du magazine américain Foreign Policy. Une franchise de notoriété qui, comme par hasard, fait partie de la galaxie Slate Group…

Les visées marocaines de Colombani n’ont été que de courte durée, l’ambition du Corse était d’imprimer à Casablanca une édition marocaine du Monde en partenariat avec EcoPrint, l’imprimerie du groupe EcoMedias d’Abdelmounaïm Dilami et de Nadia Salah (L’Economiste, Assabah, Atlantic Radio). Mais à l’époque, Edwy Plenel (patron de MediaPart) était encore directeur des rédactions du Monde et le Maroc était couvert par Jean-Pierre Tuquoi et Stephen Smith.

Pas de quoi rassurer le Makhzen qui par oukaze de Fouad Ali El Himma avait mis un terme au projet alors que les cartons d’invitation à la soirée de lancement du Monde marocain au Royal Mansour de Casablanca avaient déjà été lancés…

Depuis, Colombani s’est suffi de sa chronique hebdomadaire sur les ondes de Medi-1, la radio franco-marocaine de Tanger, porte-voix du Makhzen au Maghreb.

L’email qui risque de coûter cher à Slate

Demain a pu se procurer en marge d’une conférence tenue à Bruxelles le 16 février, à laquelle Ali Amar n’a pas assisté, et consacrée à l’histoire du Journal hebdo, l’email d’Eric Leser annonçant le licenciement du journaliste marocain, accusé d’« escroc » et surtout parce que sa présence au sein de la rédaction de Slate Afrique aurait fait perdre de potentiels investisseurs.

Pourtant, contacté par Demain, M. Eric Leser a démenti « formellement ces informations ». Pour ce dernier, si Amar n’est effectivement plus dans les effectifs de Slate Afrique c’est « à la suite d’accusations de plagiat ». 

Leser et Colombani accusent Amar d’avoir repris et publié sur Slate Afrique un article prétendument piqué à l’hebdomadaire marocain La Vie économique et de l’avoir signé avec un nom d’emprunt : Jaouad Mdidech.

Or Jaouad Medidech existe bien. C’est un ancien prisonnier politique qui travaille à La Vie économique depuis une douzaine d’années. Selon des emails fournis par un de ses confrères, il apparaît, comme a pu le prouver Demain, que c’est le propre Jaouad Mdidech qui a envoyé l’article qui a servi de prétexte au couple Colombani-Leser pour licencier Amar.

L'email d'Eric Leser envoyé à la rédaction.

L’email d’Eric Leser envoyé à la rédaction.

Ce courriel dont plusieurs journalistes français et belges, spécialistes du Maghreb et de l’Afrique, ont reçu copie par des voies diverses est en soi l’aveu des turpitudes marocaines de Slate.
Contacté de Bruxelles par Demain, Ali Amar, confirme avoir eu connaissance de cet email bien qu’il n’en ai pas été le destinataire initial : «J’ai appris par des confrères qu’il a fuité de Slate. Pour ma part, on me l’a transféré par voie légale, je constate son caractère insultant et diffamatoire et m’étonne que la décision prise de mettre fin à ma collaboration à Slate soit liée à des tractations commerciales dont je ne suis pas partie prenante. Je suis en train d’étudier avec mes avocats parisiens des suites juridiques à donner à cette affaire qui touche mon honneur et dont la publicité entache ma réputation professionnelle».

C’est le cabinet français Lombard & Associés, qui est l’avocat de nombreux éditeurs de presse quotidienne, de quotidiens français, de presse-magazines spécialisés et d’hebdomadaires mondialement diffusés qui va défendre les intérêts du journaliste marocain.  

Pour sa part Aboubakr Jamaï, ancien directeur et co-fondateur du Journal hebdo a déclaré à Bruxelles lors d’une conférence de presse que « Ali Amar est indentifié au journalisme indépendant et il est triste de voir qu’un media français serve de relais à la propagande du régime et à la persécution de ce même régime contre le journalisme indépendant ».

Une ambiance délétère au 73, rue Sainte-Anne

En marge de cette affaire, Slate Afrique connaît de sérieux tumultes qui soulignent l’ambiance délétère qui y règne. Selon La Lettre du Continent, «La dizaine de collaborateurs réguliers africains se plaint de n’être plus payée depuis plusieurs semaines». Nombre d’entre eux comptent recourir à la justice et/ou aux prud’hommes pour recouvrer leurs émoluments et faire valoir leurs droits. Des témoignages sur le site Acrimed illustrent les méthodes de galèriens imposées aux contributeurs de Slate. 

Certains piliers de Slate Afrique ont «levé le pied» selon des sources concordantes, à l’instar de l’Algérien Chawki Amari, écrivain et chroniqueur pour le quotidien El Watan et on évoque même le départ du directeur de la rédaction Pierre Cherruau qui a pourtant contribué au lancement du site. 

Au 73, rue Sainte-Anne à Paris, siège du Slate.fr, les rumeurs vont bon train sur la disparition prochaine de Slate Afrique, sa filiale à 100% qui cumule des pertes abyssales et qui ne vit que sous perfusion de sa maison-mère. Faibles rentrées publicitaires et partenariats non aboutis, notamment avec le groupe Aga Khan, très actif en Afrique de l’Est, ont précipité les difficultés financières de la publication qui rêvait encore récemment d’ouvrir son premier bureau à Dakar. A ce facteur s’ajoutent les propres aléas budgétaires de Slate.fr qui avait pourtant annoncé un retour à l’équilibre en 2012, grâce au soutien de BNP Paribas, mais dont les accords éditoriaux et publicitaires avec Orange et Deezer n’auront pas suffi à concrétiser pour le moment sa percée face à ses concurrents que sont Rue89, MediaPart ou Huffington Post, ni ses déclinaisons prévues en Italie et en Allemagne notamment.

En somme, Slate Afrique qui survit chichement, et qui a payé très cher ses errements stratégiques, serait au bord du dépôt de bilan. Un extrême nié par Eric Leser dans un email envoyé à Demain.

Ali Benacher

 

Partagez nos articles sur les réseaux !

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=25341

Posté par le 18/02/2013. inséré dans Politique, Sliders. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont actuellement fermés.

13 Commentaires pour “Le journaliste Ali Amar débarqué de « Slate Afrique »”

  1. C’est sûr que Colombani, journaliste à gage, se rendra aux volontés du sultan prédateur et de ses sbrires carnassiers s’il veut bien bénéficier des largesses du Makhzen qui au fond émanent du peuple marocain déplumé de ses soins chérifiens. Pour ce faire, il est prêt à tout et le limogeage de Amar serait le moindre de ses soucis arrivistes pécuniers. Colombani, après avoir effectué la besogne mercenaire sur injonction des puissants du CAC $ 40 de transformer le journal le Monde à ce qu’il est devenu maintenant, une Pravda du libéralisme sauvage, s’offre maintenant au tyran alaouite.

  2. Audrey Lalou

    Indigné du traitement de l’information par les médias français. Les médias français ont toujours été au lit de la corruption poussent les médias à l’autocensure.Le régime du despote , Les véritables amis des régimes sanguinaire ont toujours été les plus sérieux amis de la presse. Ce régime des maffias qui en est le résultat des impérialistes,… sont pour des médias corrompus, une politique faite à la mesure du despotisme l’absolutisme, l’obscurantisme le totalitarisme, … Nous vivons à une époque où beaucoup d’individus assez cultivés estiment que la vérité ne mérite aucun respect particulier. Chacun sait, bien entendu, que cette attitude cavalière est plus ou moins endémique chez les journalistes et les politiciens, deux catégories humaines dont les membres se complaisent dans la production de baratin, de mensonges et de toutes les formes d’escroquerie et d’imposture à leur disposition

    • Diogène

      Cette décision de limoger Ali Ammar ne m’étonne pas venant du mafioso d’origine corse Jean-Marie Colombani.Il n’y a qu’a voir ce mercenaire du journalisme,qui a fait perdre son aura au journal le Monde,faire ses interviews fades sur LCP-Public Sénat(la chaine parlementaire française)

  3. Asçotta WellCaball

    Qui serait surpris d’un tel « dénouement » ?…
    Slate ouvrait plus souvent ses pages aux portes-claviers du Palais qu’à ses détracteurs. Je me souviens d’une éminence grise qui comparait carrément le Maroc de Mohammed VI à la Californie, rien de moins : «Le Maroc, cette petite Californie du Maghreb. Crise mondiale et révolutions arabes n’ont pas eu raison de la réputation du Maroc, ce qui fait de lui un véritable pays de cocagne». Et encore, notre Aurélie (*) pouvait invoquer l’excuse de l’étrangère aveuglée par les chromes de notre Palais. Normal donc de trouver «Fès [classée] le petit Paris marocain» selon Slate Afrique qui reproduit un « article » de L’économiste. Mais tout ça n’est rien comparativement à « L’ARTICLE » (**) du Docteur Mohammed Mraizika, « Chercheur en sciences sociales et ingénierie culturelle » !…Et, sivouplé, ne me demandez surtout pas ce que trouve un tel Chercheur : il faut toute une recherche pour le savoir, je présume.

    Bâ-Ali, avec son franc «écrit», ne fitait pas chez Slate.
    J’avouerai ici l’avoir trouvé quelques fois un peu trop « Monsieur Amar», c’est-à dire trop imprégné de la grande culture française au point de ne plus goûter le tajine mais du pot-au-feu. Il perdait tout parfum du bled au point de me donner l’impression de lire du gaouri carrément, du gaouri à mon goût cependant.
    Il m’a toujours enrichi et je l’ai souvent critiqué à ma façon.
    Je ne serai pas le seul à saisir cette occasion pour lui exprimer RESPECT, GRATITUDE & AFFECTION.
    Je ne suis pas le seul à lui devoir beaucoup : je clique sur J’AIME !

    Ses écrits ont un fond et une forme pour le moins incongrus dans la business de « Slate Franceafrique ». D’autant que, comme la quasi totalité de la presse occidentale, Slate devait apprécier la générosité du Palais, comme Jeune Afrique, le Nouvel Obs. et tant d’autres défenseurs de la veuve et de l’orphelin, au Royaume de la monarchie constitutionnelle des UBUS-ROIS, des Alaoui.

    Je lui laisse donc le choix entre :
    -Une job de perdue chez Slate-France Afrique?… Dix de retrouvées !…Et c’est tout à son honneur.
    -Ou, mieux : Oualaa’Yaf3alou Rabbouka Illa’Khayr’aine ! Qu’Allah ferme la porte à celui qui n’en a qu’une !…

    (*) & (**) : Articles sur Slate Maroc.

  4. Richard Azzouz

    Il ya que la revolution,et pas autres choses,pour resourde nos problemes;la justice doit etre servit coute que coute,et les Marokis traitres Gestapos,Predateur,et opportunistes traitres Mkhaznis,BOURGEOIS-responsables des crimes tres graves contre le pauple trahi,doivent repondre,et doivent etre executer,sans exception,ni excuses.Un crime,est un crime,si il yavait une justice chez moi,a Tamazgh nous ne serons pas la…..
    Alors appliquer la justice,et l’egualite’ entre citoyens,bande des pedophiles hachichiens malades,bande des esclavagistes haineux traitres,et voleurs brigands- agents des colonialistes. Tortionnaires,esclaves devenu esclavagistes.

  5. Atila

    Ali Amar’ n’est pas la seule victime du tandem Colombani-Attali (co-fondateur de Slate France, il ne faut pas l’oublier celui-là). Des journalistes africains qui collaborent à ce site ne sont pas payés. Certains ne l’ont jamais été. La crise à Slate a certes des raisons économiques mais elle cache aussi des motifs politiques. A l’origine, Slate Afrique a été créé pour servir de média d’influence au profit d’obscurs intérêts financiers. Au fil des mois, ce site est devenu un vrai média d’information qui n’hésitait plus à critiquer ouvertement certains potentats africains: le roi du Maroc, bien sûr, mais aussi quelques marionnettes de l’Occident comme Ouatarra en Côte d’Ivoire. Je vous rappelle qu’Attali « conseille » plusieurs chefs d’état africains comme Sassou. Il est proche de Ouattara. Cherchez l’erreur…..

  6. Mohajer

    Décidément le makhzen ne veut pas lacher Mr. Amar, il le suit partout et fait tout pour couper les vivres a l’un des meilleurs journaliste qu’a connu le Maroc ces dernieres décennies. Ali Amar par ses ecrits et ses remarques pertinente et percutante derange les predateurs au plus haut sommet de l’Etat.

    Sa contribution avec des journalistes comme Ali Lmrabet et Aboubakr Jamai a l’enrichissement du journalisme marocain est sans appel. Au Maroc Ils etaient les pionniers a lancer une presse d’investigation qui a éclairé les Marocains sur plusieurs dossiers de détournements , de malversations, et de magouilles.

    Le Makhzen par ces agissements croit qu’il va faire taire des gens honorable comme Mr. Amar. Mais il se trompe sur toute la ligne car il oublie que ce Ali Amar est un descendant de Sala, la ville des Corsaires qui a dans le passé levé haut et fort le drapeau de la PREMIERE REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DANS L’HISTOIRE DU MAROC. Sala la ville des Moujahidins Salihins qui n’a jamais baissé les bras et qui ne baissera jamais les bras jusqu’a ce que justice soit faite et jusqu’a ce que les prédateurs qui ont vendu et ruiné le Maroc rendent des comptes.

  7. Paco Soto

    Et bien moi, en tant que ex directeur du journal online en Espagnol sur l´actualité internatonale Correo Diplomático, je n´ai pas été licencié, mais j´ai démissioné car l´editeur de ce média, Karim Douichi, qui dit être un homme progressiste, n´est en fait qu´un pantin su service du pire mnajzen, un arriviste et un pirate qui ne paie pas ses collaborateurs ou qui les paient á moitié et un médiocre comme journaliste. il a même été licencié par le journal Le Matin.

    J´espère qu´un Maroc démocratique demandera des comptes á toutes les crapules de son espèce. Mon prédecesseur á Corre Diplomático fut l´Espagnol et (malheureusement) compatriote) David Alvarado, un autre oportuniste, amis des services secrets (ceux qui paient, peu importe), une nullité du point de vu intellectuel, spécialisé dans la consomation de prostiution, et ex gauchiste gallicien et actuellment directeur de l´Institut Cervantes d´Oran (Algérie) graces á ses amitiés avec le PP.

  8. soraya

    Les journalistes dans le royaume enchanté ont la muserolle, aussi ils travaillent souvent en faisant des compromis avec le makhzen + avec leur éthique professionnelle.
    Les journalistes marocains sont des catégories : les pro makhzen, les presque cascadeurs (comme K :Boukari) , les inoffensifs qui cherchent de gagner leur pain quotidien sans attirer les foudres du makhzen, quoiqu’il en soit ni les uns ni les autres n’ont pas la vie facile au bled, or le makhzen voit dans les journalistes en général des dissidents malgré la muserolle imposée par lui. Toutefois de temps en temps son éminence noire (le makhzen) fait un coup de fil à un pion fidèle qui par miracle lui aussi fait des coups de fils & les portes se mettent à claquer en face au pauvre journaliste « du tour » : Voilà pourquoi le makhzen est une PIEUVRE

    • Youb

      soraya el mossadia, yatk mossiba!
      Par rapport à tes amis du mossad (les pieuvres de Telaviv) , le royaume est un petit poulpe …

      • Diogène

        Tu ne rates aucune occasion,connard Youb,pour insulter lallak soraya.Tu es lamentable

        • Youb

          ya l’corniaud, quand tu t’arrêteras d’insulter les musulmanes qui méritent tout le respect, je cesserais de vomir sur ta juive agnos tique qui a dit elle même qu’elle reçoit des amis(???) de Tel aviv , chez elle au Maroc …

Les commentaires sont fermés

Connexion | Demain online Copyright 2014