Les damnés de la mer
Celui qui méconnaît la réalité marocaine, dans ses méandres profonds, pourrait penser qu’un documentaire consacré au pays du couchant, est synonyme d’exotisme. Mais celui diffusé par la chaîne culturelle franco-allemande ARTE, ce vendredi 26 octobre, avait plutôt des allures de réquisitoire implacable contre les méthodes de gouvernance, en vigueur dans notre pays et l’irresponsabilité des autorités dans le traitement du dossier de la pêche et de nos ressources halieutiques.
Le reportage est un contre-pied cinglant de ces images d’Epinal qui brossent un tableau de rêve d’une « Essaouira, perle du Sud ». Le rêve s’est depuis longtemps évanoui, sous les coups de boutoir de l’incurie. Il s’est mû en cauchemar. Les premières minutes du film sont annonciatrices du drame qui couve entre plage déserte, balayée par le vent et oblitérée par la présence incongrue d’un arbre squelettique, au premier plan, rochers maculés, remparts défraîchis, port paralysé, murs rongés par l’humidité et le sel, usines sinistrées et cannibalisées, ruelles désertes, quais défoncés et jonchés de détritus et de sacs en plastiques. On se croirait en Tchétchénie, en Syrie, en Afghanistan ou partout ailleurs, où sévit la guerre, plutôt qu’au Maroc, dont on nous dit qu’il est « Le pays qui fait grandir les âmes ». Ce Maroc-là, triture les âmes des siens, les malaxe, les mâchouille, les hache menu, avant de les recracher, défaites.
Même les mouettes d’habitude si rieuses, y ont laissé leur sarcasme et l’éclat de leur plumage et ne semblent plus se réjouir du spectacle de tant d’infortune. Leurs cris stridents sont autant d’injures, à l’endroit de ces humains qui ont précipité leurs semblables, en pareille tragédie.
De rage, un pêcheur désoeuvré, blouson de cuir, autrefois noir et pantalon à camouflage, menace de faire un sort à coups de sandale de plastique, à ces ricanants volatiles, venus grappiller quelque improbable pitance jusqu’à ses pieds. C’est que ici, tout n’est que rage et désespoir.
Il y a longtemps. Fort longtemps que les embarcations des pêcheurs n’ont plus connu d’embellie. Tels de curieux cétacés que la marée aurait rejetés sur la terre ferme, les barques dressent dans une attitude de désespoir, une quille pathétique et implorante, vers le ciel.
Pourtant, le bleu, couleur de l’espérance règne en maître, urbi et Orbi. Omniprésent, il pare, ton sur ton, les coques des gros et des petits bâteaux, zèbre les persiennes, orne les huisseries, les portes, les fenêtres et les grilles en fer forgé, clôt les devantures, habille l’océan et teinte le ciel. Un ciel qui reste pourtant étrangement sourd à la psalmodie de ce pêcheur édenté et sans âge, au chapeau de paille antédiluvien, accablé par l’indigence de son étal, fait d’un vieux chiffon jeté à même le sol sur lequel achèvent de pourrir au soleil, une dizaine de poissons :
- « Mon dieu ! Tu es Mon Seigneur et Mon Maître ! Toi si bon !……………»
Complainte poignante et inutile à la fois, tant semble impossible la tâche d’un sauveur hypothétique, dans cet océan de larmes et de désespoir.
Il manque quelque chose pour redonner vie à ce décor d’apocalypse, où quelques hommes trompent l’ennui et la mort, à coup de palabres inutiles et de verres de thé à la menthe.
Il manque l’étincelle de vie et de fierté qui fait scintiller les yeux des hommes et les fait chanter les lendemains heureux, dans le tintamarre et le boucan d’un port de pêche, digne de ce nom.
Il manque cette myriade d’écailles frétillantes et étincelantes sous les rayons du soleil, lorsque les filets ou les chaluts remontent des entrailles de la mer, lourds de promesses.
Il manque les violentes prises de becs et les hurlements indignés des mouettes, voltigeant à la poursuite de congénères chapardeurs de butin.
Il manque donc l’essentiel : le poisson !
Il avait, autrefois, fait la renommée de la ville, sa richesse et sa célébrité ! Le premier port sardinier du monde, haussait-on du menton ! Aujourd’hui disparu, il fait sa tragédie.
-«…. …..rien n’est fait pour protéger les ressources………le gouvernement leur vend toujours plus de licences de pêche………….…les chalutiers étrangers…………la pêche hauturière………..leur technologie…………..nous, les « gens traditionnels »…………….les barques ramènent plus rien………..Le poisson ne venait-il pas jusqu’à nous ?! ».
En quelques mots, tout est dit. Même si la langue se fait de bois et le discours prudent, face caméra, on devine une exaspération sourde de voir, jour après jour, l’espérance se consumer.
Alors la rumeur court et va bon train, entre deux gorgées de thé. Il se raconte que là-bas, à Dakhla, le poisson est toujours aussi abondant et le rêve serait encore possible.
Pourtant, à plus de mille quatre cents kilomètres de là, dans la presqu’île de Dakhla, la route qui mène au rêve, ressemble tellement à une impasse. Une longue ligne droite, aux contours incertains, assaillis par les paquets de sable charrié par le vent impitoyable et inextinguible de l’Atlantique. Au bout de la route, semblant surgi de nulle part, Sarga, un improbable port improvisé pour un millier de « pateras », pour desperados d’un genre tout marocain. Un véritable cul-de-sac, où viennent s’échouer les existences et agoniser les rêves de vie meilleure. Pour beaucoup de ceux entrevus ici, c’est probablement le terminus d’une vie.
Dans ce paysage de fin du monde, où un chaos indescriptible règne en maître, la misère s’est faite pandémie. A côté, celle d’Essaouira ressemble à un bâtonnet de sucre d’orge.
Premières victimes de cette ruée vers l’or halieutique, les femmes. L’histoire ne nous raconte pas comment elles ont échoué ici. Sans doute un autre sujet de larmes. Telles des ombres émergeant de leur cahutes en torchis ou leurs tentes en chiffon, elles errent, sur le sable grisâtre, parmi les sacs en plastiques et les embarcations abandonnées, à la recherche d’une pitance pour leur progéniture.
Ici, nous sommes à des années-lumière, des résultats de la grande enquête sur l’égalité des sexes, intitulée « Global Gender Gap Report » du World Economic Forum et qui classe le Maroc à la cent vingt neuvième position. Les femmes, dans ce « No right land », sont moins que des humains, tout juste un peu plus que des bêtes.
A les voir, pauvres parmi les pauvres, s’accroupir à même le sable, à plusieurs, en signe de soumission, face au pêcheur, pour quémander un calamar qu’elles se déclarent, disposées à partager avec leurs compagnes d’infortune, on saisit la dramaturgie de leur existence.
Comment se partage-t-on un calamar à plusieurs ? Dans quel sens se découpe ce fichu céphalopode ? En rondelles ou en lanières ? A qui revient le corps ? A qui échoient les tentacules ?
Loin de ces préoccupations bassement terre-à-terre, à quelques encablures de là, est un chalutier suédois qui semble cracher sur toute cette misère.
-« Ici on pêche toute l’année ! » Un aveu stupéfiant pour le ressortissant de l’une des plus belles et des plus vieilles démocraties du monde, qui épargne son cheptel halieutique, mais s’accommode si bien du pillage de celui des autres.
- « Nous sommes associés à une usine à Dakhla ! »
On se doute du genre d’association et de la qualité des associés.
Dans le poste de pilotage bourré de gadgets technologiques destinés à traquer le poisson, le responsable du bateau qui tient plus de la petite frappe déscolarisée, que du capitaine, ne se rend même plus compte de l’arrogance de son discours. Complice du pillage auquel il se livre, il se vante de n’avoir jamais essuyé le moindre reproche « ici », sans doute conscient de l’impunité que lui dispensent « les associés ». Un pur droit de cuissage.
Arte n’aura pourtant dévoilé qu’une partie infinitésimale de la gabegie et la cupidité criminelles qui se sont emparées de l’économie marocaine. On ressort de ce reportage avec un profond sentiment de dégoût, doublé de l’accablement face à l’injustice à laquelle concourent ceux-là mêmes qui, du haut des tribunes internationales, vantent tous les jours, les mérites de la démocratie et des droits de l’homme !
Puissent-ils se regarder, sévissant au large de ce pays qu’ils pillent sans vergogne.
Salah Elayoubi
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=22589








Je pleure ma patrie, je pleure le peuple ignorant et soumis après le lavage de cerveau qui dure depuis « l’indépendance » ……
Donne-nous au moins le nom de l’émission, titre du documentaire avant de se noyer dans les trémolos
reportage intitule les damnes de la mer : rediffusion le 12 nov 2012 sur arte.
Pour revoir le documentaire cliquez sur le lien suivant :
http://videos.arte.tv/fr/videos/les-damnes-de-la-mer–7006482.html
Le documentaire a pour titre les damnés de la mer .
Le thème s`intitula : Les damnés de la mer. Ci-dessous le lien virtuel pour assouvir ta vilaine curiosité!
http://videos.arte.tv/fr/videos/les-damnes-de-la-mer–7006482.html
Thalla firassek…en passant au lieu d avoir les trémolos dans la voix….veilles â garder l eprit lucide et subtil face au contenu subliminal de cette chaîne franco-germaine…;)
IL FAUT ALLER SUR ARTE PUIS TAPEZ DANS RECHERCHE ESSAOUIRA
j’ai le documentaire et je dirais « pleurs mon pays bien aime »
http://videos.arte.tv/fr/videos/les-damnes-de-la-mer–7006482.html
pas besoin de tremolos, ça se suffit à soi même. Faudra quoi pour reveler l’inavouable ? Une caméra cachée avec des aveux de corruption au plus haut niveau? La misère quotidienne n’est-elle pas suffisante ?
Je crois que c’est un reportage de 2008, mais cela n’enlève pas un iota de son actualité brulante.
C’est curieux le dernier article panégyrique commandité sur slateafrique ne parle pas de ce pays du soleil couchant là:
http://www.slateafrique.com/97291/10-raisons-d-affirmer-que-le-maroc-est-un-pays-de-cocagne
Aurélie Hazan n’y va pas de main morte, question flagornerie.
A vos claviers…
Il ne s’agit pas de trémolos,mais d’une réalité scandaleuse..Cela me rappelle un livre que j’ai lu il y a très longtemps: »Pleure o pays bien aimé »d’Alan Paton,qui parle de l’apatheid.Mais c’est kif-kif chez nous
Voici le link sur Arte, malheureusement plus disponible:
http://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=emission%20arte%20maroc%20peche&source=web&cd=10&cad=rja&ved=0CGsQtwIwCQ&url=http%3A%2F%2Fvideos.arte.tv%2Ffr%2Fvideos%2Fles-damnes-de-la-mer–7006482.html&ei=iESQUO6NDqK02gXWu4CIDg&usg=AFQjCNGCNDzmCJJMYZv8YdRCU9jFgjYyyA
Par contre voici le trailer, toujours disponible sur Utube:
http://www.youtube.com/watch?v=UuRv0Uq_noM
Voici le documentaire en enter sur Utube:
http://www.youtube.com/watch?v=lu8LIE7z6aY&feature=related
l’émission s’appelle : Les Damnés de la Mer
voici le lien : http://www.tv-replay.fr/25-10-12/les-damnes-de-la-mer-arte-10425211.html#comments
mais pas possible de visualiser la vidéo, elle n’est plus disponible je pense
Lisons ce que disait la presse de Momo6, au cours de la vente des côtes marocaines en 2002 (!)
http://www.maghress.com/fr/lematin/19751
Tout ce que décide le roi – vassal des néo colons et Emir des plus fainéants, il devrait être assez bon.
Dans tous les domaines, le Maroc des voleurs alaouites est une extraordinaire exception!
Samya bent Al Houcie__
le doc porte le même titre que l’article de Salah…..Production Franco-belge de 2OO8 ….Il sera rediffusé le 12 / 11 / 2O12 à 5 h (heure de Paris )
Le documentaire étant réalisé en 2OO8 (au moins j’assiste à une deuxième rediffusion) cela n’entache en rien son acuité …. Il est d’une évidence que les ressources halieutiques ont pris pas mal de coups depuis ce temps …..Rien de tangible et de rationnel n’est fait en matière de renouvellement des stocks …..Une simple visite aux ports et aux marchés de poissons ne peut que confronter l’amer constat ….. De notre vie si courte on a vu complètement disparaitre des espèces qui peuplaient nos côtes et nos rivières…..La grande Allose (Allosa allosa) communément connue sous le nom de « Chabel » qui remontait annuellement le Sebou, Bouregreg, et Oum Rabi3…..Il en existe encore des espèces voisines (notamment en France) mais on ne songe pas ici un repeuplement… Chttiii77 ou R’DIII77 est un patrimoine à conserver ….Des stèles aussi ….Les ressources naturelles pas. Quand je vois ce qu’ont fait les Canadiens et autres Scandinaves (dont le documentaire reflète à merveille leur « contribution » à garder nos équilibres naturels intacts !!!) pour préserver leur saumon…Ils lui ont bâti des cascades artificielles aux deux bords de tout barrage pour lui assurer l’accès aux lieux de reproduction. Question de priorité. Oui, je vois. Chez nous le nombre de festivals par habitant laisserait ces mêmes Canadiens et Scandinaves (encore une fois) sans voix… NO COMMENT !! Alors que nous soyons sciemment à l’origine de la perte d’une partie de nos ressources , ou que l’on ferme les yeux, ci haut ,moyennant des rémunérations en devise qui restent out land, sur ces surexploitations voraces et frénétiques !!!??? Ou ci bas , ruminant notre inaction et laissant s’enliser une situation qui dépasse de loin le poisson pourri …….. Le point du no turning back est déjà franchi …..Nos ressources se meurent …………..31 / 11 / 2O12
c’est un film documentaire filmé en 2008 par un certain Jawad Ghalib qui à vrai dire avec de ptits moyens a réussi à faire un reportage de trés bonne qualité puis diffusé dernièrement par la chaine franco-allemande ARTE ou la 5.bref ce reportage relate la souffrance et l’indigence de pti pecheurs marocains qui rentrent chez eux les mains bredouilles sans rien dans leurs filets en risquant la vie sur l’atlantique mais témoignent d’un spectacle digne d’un pays comme le Maroc ou ni la mer ni la terre n’appartiennent au peuple marocain.c’est un secret de polichinelle, la peche halieutique dans la haute mer est la spécialité de la notre chère famille Alaoui et le Généralissime de l’Armée Abdelaziz Bennani qui s’avère etre plus un redoutable affairiste qu’un brave militaire puis le reste à kelke privilégiés de la cour. sans oublier qu’une partie de ce trésor maritime est bradée au nom du partenariat euro-marocain ze3ma dans le quel le Maroc jouit d’un statut avancé. ce partenaire européen est généreusement rétribué avec cet accord de peche déséquilibré pour fermer un peu les yeux vu que le territoire maritime du sud est normalement sujet au droit international à cause du conflit du Sahara. ce reportage qui reste une bonne chose n’a malheureusement pas abordé les vraies questions en amont à savoir le manque de transparence dans la délivrance des autorisations Grimates dyal sayd puis les conditions,le controle et les retombées de ce fameux accord de peche qui profite qu’aux européens. peut etre la belle chose dans ce reportage apocalyptique est qu’il est rythmé du Hajhouj.pti clin d’oeil au feu Abderrahmane de Nass Elghiouane allah irahmou
Il est bien dommage de donner une image aussi triste de la réalité marocaine.
Les pêcheurs souffrent le martyre du fait que les étrangers ont asséché la mer.
Au Sénégal,les familles des pêcheurs ont connu le même sort,il y a quelques années et grâce au courage de braves gens,la situation s’est nettement améliorée. Le pêcheur sénégalais retrouve le sourire après des années de vaches maigres.La solution,revoir les contrats signés avec l’Espagne et la Russie.
Surtout que les pêcheurs marocains ne profitent nullement de ces contrats,bien au contraire..
http://www.youtube.com/watch?v=UuRv0Uq_noM
Je crois que c’est un reportage de 2008, mais cela n’enlève pas un iota de son actualité brulante.
C’est curieux le dernier article panégyrique commandité sur slateafrique ne parle pas de ce pays du soleil couchant là:
http://www.slateafrique.com/97291/10-raisons-d-affirmer-que-le-maroc-est-un-pays-de-cocagne
Aurélie Hazan n’y va pas de main morte, question flagornerie.
A vos claviers…
Même si le peuple marocain n’a aucun moyen de stopper le pillage de ses richesses, ni le droit de se mêler de la gestion des affaires de son pays, cela ne l’empêche pas de se poser des questions qui lui taraudent l’esprit, comme par exemple :
-Pourquoi ces bateaux-pilleurs ont-ils la permission du roi, de ratisser et de ruiner les réserves halieutiques du Maroc ? Pourquoi ? Est-ce pour de l’argent encore ? N’en a t-il pas assez, lui qui en dévore et ingurgite des quantités colossales, sans demander l’avis de personne ? Alors pourquoi, si ce n’est pas pour l’argent ? Pourquoi cette trahison de plus ? Ce piétinement de son premier devoir de chef d’État, de protéger le pays dans ses frontières terrestres et maritimes ?
La réponse est simple, mais elle est autant infâme qu’abjecte : C’est pour dominer le peuple marocain qu’il le prive de ses richesses. C’est pour la pérennité de son trône qu’il s’acharne comme un démon, à le garder dans le besoin et l’ignorance. Un peuple qui est pauvre et ignorant et un peuple qui a peur, et donc facilement gouvernable, doit se dire le despote. Et c’est pour cela que son administration est intraitable et corrompue, afin de dépouiller la population de son peu de revenu, et que les richesses naturelles du pays sont bradées aux étrangers, pour qu’il n’y est aucune prospérité sociale, source de formation d’intellectuels parmi les masses populaires.
Une industrie de pêche nationale modernisée, organisée, pourvue de technologies récentes, est un moyen d’absorber tout le chômage au Maroc et de générer de la prospérité par la création de chantiers de construction maritime et le développement de l’architecture navale sur tout le littoral. Mais ceci n’est pas dans l’agenda du palais.
A cause de ce vouloir odieux, morbide et satanique d’aspirer à régner coûte que coûte, le Maroc et son peuple sont condamnés à vivre dans la nécessité et le besoin, pour empêcher que ne se forme une intelligentsia populaire, capable de se dresser contre la tyrannie, de la défier, de la vaincre et de la jeter à terre. Mais, le despote ne comprend pas, et ne comprendra pas, que la ruse et la tromperie font partie du seul règne de l’ordre animal, et que le peuple marocain, y compris ces pauvres pêcheurs écrasés, est debout comme un seul homme, dans l’attente du printemps propice pour chasser la tyrannie de son pays, et ce, à tout jamais.