« Moulay Hicham » pardonne à Abdelhadi Khayrate

Le prince Hicham El Alaoui, alias « Moulay Hicham », cousin germain du roi Mohamed VI, a décidé aujourd’hui de retirer sa plainte pour diffamation contre un député et journaliste après que ce dernier eut présenté des excuses, a indiqué lundi à l’AFP son avocat, Me Abderrahim Berrada.

Dans l’espoir d’un accord à l’amiable, le procès intenté par Moulay Hicham contre Abdelhadi Khayrate, député de ce qui reste de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), avait été reporté à ce lundi par un tribunal de Casablanca.

Or, M. Khayrate a présenté des excuses à « Moulay Hicham », écrivant que les accusations formulées à l’égard du prince étaient « infondées », a affirmé Me Berrada. Le prince a donc « décidé de retirer sa plainte », a-t-il ajouté.

Abdelhadi Khayrate, par ailleurs directeur des publications des journaux de l’USFP, Al-Ittihad Al-Ichtiraki et Libération, était poursuivi pour avoir affirmé -selon des propos rapportés en août par la presse- que « Moulay Hicham » avait bénéficié par le passé d’un prêt bancaire sans garanties.

Le cousin du roi s’était présenté en personne devant le tribunal lors de l’ouverture du procès le 17 septembre, une première dans l’histoire de la monarchie marocaine.

Le retrait de la plainte du prince alaouite tombe bien pour Khayrate. Ce dernier est tombé chez lui, samedi 6 octobre. Résultat, cinq fractures. Cinq ! Ce qui avait obligé le prince Hicham à lui envoyer des… fleurs.

Selon les témoignages de ceux qui connaissent les « petits plaisirs coquins » de Khayrate, celui-ci était dans un état très second quand il est tombé. Ce qui explique le nombre élevé de fractures.

A la direction du parti, on ne sait plus quoi faire de ce personnage encombrant qui multiplie les insultes et les provocations verbales non pas envers le régime mais plutôt envers ceux qui dérangent ce même régime.

Exemple. Khayrate traite certains journalistes de « sionistes », alors que son parti avait été la première formation politique marocaine de toute l’histoire du Maroc, à l’époque du premier ministre Abderrahman Youssoufi, à inviter officiellement des « sionistes » israéliens du Parti travailliste au Maroc. C’était entre mai et juin 2002 à Casablanca.

Et quand il accuse « Moulay Hicham » de « détournement de fonds », c’est pour faire oublier que d’autres membres de la famille royale marocaine, sinon la plupart, se comportent avec l’économie marocaine comme si le pays était leur ranch personnel. Surtout un certain prince Ismaïl El Alaoui, alias « Moulay Ismaïl », frère de « Moulay Hicham » et cousin préféré de « Sidi Moulay » Mohamed VI.

Mais là, assurèmment, M. Khayrate ne s’y aventure pas. Parce qu’il sait ce que cela lui en coûterait.

En tout cas, nous souhaitons un bon rétablissement à Abdelhadi Khayrate. Qu’il reprenne ses cures de désintoxication à l’étranger et surtout qu’il ne boive que du lait. C’est bon pour la santé et ça évite la dislocation verbale.

Demain avec AFP

 

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Posté par le 15/10/2012. inséré dans Notre Maroc, Sliders. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont actuellement fermés.

11 Commentaires pour “« Moulay Hicham » pardonne à Abdelhadi Khayrate”

  1. Puisque ce militant de la dernière pluie cherche des preuves fondées en ce qui a trait au rapt des richesses du pays et des détournements de fonds il n’a qu’à interroger ses amis et copains Al Himma et Majidi. Il fait comme celui qui, envahi chez lui par des loups, il sort à l’extérieur, fusil au bras, en chercher d’autres qui n’existent pas. Mais la ligne du parti de l’USFP n’étant pas faite de cette pâte, le bonhomme à l’instars de ses prédécesseurs et ses camarades contemporains, est en sous-traitance des guerres des clans opposant d’un côté une clique analphabète et inculte vouée à la britalité et à la prédation composée de la cour royale et un peuple démuni mais doté de moyen de résistance à toute épreuve jusqu’à la chute du despotisme. Quant à cette création du Makhzen sous Hassan II, la coquille à serpents de l’USFP, son destin sera semblable à tout artifice: la poubelle de l’histoire

  2. bram

    ah la la, nous au maroc, on a pas besoin des « guignols de l’info » on les a en vrai, tout les jours, et a tout les étages….

  3. Maghribi

    Très bel article, bien dit et sous entend beaucoup de choses qu’on est incapable de dire clairement…dans le pays de la justice et de la liberté.
    Vive le peuple silencieux!

  4. Républicain

    Titre de l’article : « Moulay Hicham » pardonne à Abdelhadi Khayrate. !

    Pardonne ?……. ‘Pardonner’ est un terme féodal pour une justice indépendante et citoyenne. Il peut y avoir un arrangement hors cour, ou le retrait de l’acte d’accusation, ou une abrogation pour manque de preuves, etc.
    Mais, de toutes les façons, la ‘justice’ marocaine ne peut être moderne ou citoyenne. C’est juste un chien de garde féroce, dressé pour défendre son maître, la monarchie absolue.

    Le système juridique républicain, que la France avait mis en place dès 1912 pour gérer les affaires publiques et les différents sociaux, pour rendre justice même à ceux que la politique appelait des ‘indigènes’ à cette époque, a été mis au placard immédiatement après l’indépendance, et remplacé par un autre. Ce système juridique, républicain et démocratique, empêchait la monarchie féodale d’établir les bases de son règne de domination, après que son tuteur, le colonisateur, lui eut remis les pouvoir sur le pays.
    Ce système juridique protégeait les citoyens du Maroc avec la même force et la même égalité qu’en France. Il fallait donc le faire disparaître. La monarchie despotique ne peut se résoudre à accepter de ‘citoyens’ sous son emprise. Elle ne doit régner que sur des ‘sujets’ obéissants, soumis et gouvernables, dépourvus de droits sociaux et de libertés civiques, afin de les exploiter à moindre frais.

    Pour la mentalité déloyale et méprisante du palais, le peuple marocain n’est pas de nature à accéder au rang de citoyens. Il doit lui être soumis.

    Hassan II a donc fait remplacer cette justice républicaine par un chien de garde carnassier, dont il tenait la laisse, et qu’il lâchait fréquemment sur quiconque voulait lui demander ce qu’il faisait de l’argent public, ou des richesses nationales.
    Ce gros clébard entre les mains du tyran a conduit des hommes à Tazmamart, à Agdz, et à des enfers d’ou l’on ne sort vivant que par miracle.

    C’est cette justice-fauve tenue par le palais, qui juge encore aujourd’hui, de qui doit périr ou de qui peut survivre à ses crocs.

    C’est ce système sinistre, qui a donné la possibilité ridicule à un affidé du palais de ‘pardonner’ !

  5. aboulahab

    noubir el amaoui le militant syndicaliste de la gauche marocaine, l instigateur de la lutte sociale,depuis la greve de la « koumira » jusqu aux grands soulevements sociaux qui ont ebrlanle le trone du tyran hassan2. a maintes reprises…cet heritier legitime de la strategie benbarka..qui visait la liberation du maroc passe de la domination coloniale française a la domination mafieuse alaouite glaouiste a toujours designe les espions et les intrus du makhzen genre khairate dans ses discours sous la nomination »rhote » le rahte dans notre jargon populaire et dialectal marocain signifie la race…abdelhadi khairate avant de se convertir en rahte » makhzani a debute sa carriere progressiste comme militant engage convaincu et fidel a la pensee marxiste leneniste,,, sa trajectoire politique a bien connu des hauts et des bas avant le fracas final cuisant qu a connu lusfp apres le vilain retour de youssoufi de france comme(sauveteur d un trone alaouite qu il pretendait detroner)¡¡¡¡ et sa fatale acceptation d etre nomme par hassan2 au poste de premier ministre .. khairate a lexemple de alioua et autres canailles qui marchaient a lombre sous letendard ittihadi n ont pas tarde a faire preuve de leur realite horrible de vraies couleuvres politiques qui se defait de sa peau sous le silence et la penombre ,, des arrivistes qui cherchaient profit personnel en scandant des slogans dont ils n y croyaient pas un mot…

  6. homane

    Ils sont tous pareil ces allaouites, quoi qu?ils fassent
    ce moulahom hicham est un mini dictateur qui se veut moderne et ouvert d?esprit mais j?ai ecout! une de ses interventions sur l?histoire du maroc qui m’a choque demontrant

  7. Sofiane

    Reste à savoir lorsqu’il a présenté ses excuses au prince, était-il dans un « état second » ou bien dans un « état normal » (s’il en a un) ?

  8. J’aurai préféré que Hicham aille jusqu’au bout de la procédure pour mettre le doigt sur plusieurs points:
    - D’abord le comportement de la justice: sera t elle indépendante ou aux ordres ?
    - Le député de ce qui reste de l’USFP présentera t il les preuves ou début de preuves de ce qu’il a raconté ou il est juste un vilain homme au tempérament très instable ?
    - Le prince Hicham a t il en effet bénéficié de « largesses » de banques ou pas ?
    Mais hélas, Hicham Alaoui, a opté pour un « Pardon » tel que Républicain l’a si bien expliqué.

  9. MOHAMMED KARTACHI

    هل يمتلك السيد عبد الهادي خيرات هو وأعضاء المكتب السياسي للاتحاد الاشتراكي
    وحلفائه من أشباه اليساريين.نفس الشجاعة للاعتذار للشعب المغربي لما سببته له ما سميت بحكومة التوافق المخزني من خسارة ومن تفويت للفرصة عليه في اقامة مجتمع ديموقراطي عادل ؟ لتجهز الحكومة الرجعية الحالية على ما تبقى بعد تمرير دستور العبيد.

  10. Hassouna

    Dans cette affaire on constate que Hicham Ben Abdellah s’est comporté en bon prince.
    Abdelhadi Khayrat est un militant de pacotille qui doit tourner de nombreuses fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
    Avec Benkirane,Khayrat,Chabate et les autres on peut affirmer que le Maroc a atteint le fond : LE DEGRE ZERO DE LA POLITIQUE .

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