Une ONG des droits de l’homme arabe dénonce la répression policière au Sahara occidental

Une femme sahraouie blessée lundi dernier.

Le Réseau arabe pour les informations sur les droits de l’homme (The Arabic Network for The Human Rights Information), une organisation qui s’occupe des affaires liées aux droits humains dans le monde arabe et domiciliée au Caire a dénoncé hier dans un communiqué l’agression policière contre des activistes sahraouies à Laàyoune.

L’agression policière a eu lieu au qartier Maâtallah, haut lieu de l’indépendantisme sahraoui à Laâyoune, le 25 août dernier.

Selon l’ONG arabe, la manifestation était pacifique puisque aucun membre des forces de l’ordre n’a été blessé. Elle avait été organisée pour revendiquer le droit à l’autodétermination du Sahara occidental.

Lundi dernier, lors de la visite du rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Juan Mendez, des manifestants sahraouis ont été également passés à tabac à proximité du lieu où se trouvait M. Mendez. Sauf que cette fois-ci la plupart des policiers, selon une source locale, étaient tous camouflés en civil.

Saïd Salmi

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21308

Posté par le 20/09/2012. inséré dans Politique, Sliders. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont actuellement fermés.

8 Commentaires pour “Une ONG des droits de l’homme arabe dénonce la répression policière au Sahara occidental”

  1. Citoyen

    Torture, Juan Mendez ou le traumatisme du cas marocain

    Publié le 19/09/2012

    Salah Elayoubi

    http://youtu.be/vl-r6zV8vjw

    Témoignage de Bouchta Charef

    Le rapporteur spécial pour la torture auprès de l’ONU s’est dit profondément choqué par ce qu’il a entendu dans les prisons marocaines. Juan Mendez qui était accompagné de deux traducteurs et d’un médecin légiste aura vécu ces journées comme un véritable cauchemar, lorsque les prisonniers ont enfin pu lui témoigner du calvaire qui fut le leur, au cours des interrogatoires, mais également tout au long de ces années d’enfermement, où ils n’ont rien eu à envier à des bêtes sauvages.

    Des détails effrayants, comme la bastonnade, le viol à la bouteille ou le viol tout court, les coups administrés sur le sexe, l’arrachement des dents ou des ongles, le supplice de la baignoire, l’étouffement à la serpillère mouillée. la privation d’eau, de nourriture et de sommeil, l’isolement dans le noir complet avec des musiques jouées à plein volume pendant des semaines.

    Le missionné de l’ONU s’est dit particulièrement choqué lorsque certains prisonniers ont évoqué la signature des procès-verbaux, les yeux bandés, sous la contrainte et la menace de supplément de torture. Des procès-verbaux qui, rappelons-le ont valu aux suspects des condamnations. à de lourdes peines de prison.

    Les cas les plus terribles de barbarie ont été rapportés par les prisonniers de Tiflet et de Salé, bien que Juan Mendaz n’ait pas eu le temps de visiter d’autres prisons désormais célèbres pour les abominations qui y sont commises, à l’endroit des prisonniers salafistes, comme celle de Toulal.

    Le fonctionnaire de l’ONU a promis d’établir un rapport exhaustif sur tout ce qu’il a entendu au cours de ses visites des prisonniers et qu’il n’oublierait pas d’y adjoindre les compte-rendus de torture en langue anglaise qui lui sont parvenus. Il a également rassuré les prisonniers et leurs proches à propos d’éventuelles représailles de l’administration pénitentiaire, suite aux révélations dont ils lui ont fait part. Enfin il a transmis aux détenus son adresse électronique afin qu’ils puissent l’informer de toute information supplémentaire.

    Nouvelle ère ou pas, les organisations des droits de l’homme n’ont jamais cessé de dénoncer la torture au Maroc.

    Dans un rapport intitulé « Arrêtez de chercher vos fils ! », daté d’octobre 2010, l’organisation Human Right Watch, dénonçait les exactions systématiques commises par les services de sécurité, à l’encontre des personnes suspectées d’appartenance à des réseaux terroristes.

    Puis le rapport 2011, d’Amnesty International, qui, citant les témoignages des prisonniers et de leur famille était accablant pour les méthodes en vigueur, dans les services de police, de justice et de l’administration pénitentiaire.

    Le rapport Mendez vient compléter avec des exemples concrets les deux précédents.

    Le cas de torture le plus emblématique restera sans doute, celui de Bouchta Charef qui, le premier a osé témoigner dans une vidéo de son calvaire.

    Extradé par les autorités syriennes vers le Maroc le 17 Juillet 2009, il est immédiatement transféré au centre secret à Temara où il est victime du viol à la bouteille et de chocs électriques sur le pénis. Des tortures qui lui valent des séquelles irréversibles.

    Aucun supplice ne lui est épargné. Battu sans relâche et à la moindre occasion, il explique comment les bourreaux ont recousu son rectum déchiré par le supplice de la bouteille et attendu qu’il guérisse de ses hématomes avant de le prendre en photo pour les besoins de la fiche de police.

    Mohamed Rhaloud, cet étudiant à l’université de Fes, incarcéré à la prison locale de la ville de Fès sous le numéro d’écrou 70 840, racontait:

    « A l’instant même de mon arrestation le 18 mai 2011, la torture physique et psychologique a commencé de diverses manières : coups par bâton, de chaînes, coups de pieds, gifles jusqu’à la perte de connaissance. Après avoir repris mes esprits, je me suis retrouvé dans une voiture de police les yeux bandés et les mains menottées. A ce moment, j’ai entendu les cris de douleur de la camarade Fatima Zohra Elmaklaoui torturée à son tour.

    J’ai été torturé de façon barbare et impitoyable, le froid et la faim étaient aussi au rendez-vous

    Le dernier jour de torture, samedi 21 mai 2011, après avoir ficelé et falsifié mon dossier, ils m’ont demandé de signer. A la simple question de savoir ce que je devais signer, une pluie de coups s’est abattue sur moi, m’obligeant à signer le procès verbal. »

    Le Maroc qui ne s’est jamais défait de ce qui fait sa spécificité, le mépris du droit humain est de nouveau sur la sellette et Juan Mendez qui s’est envolé pour la ville de Layoune n’est certainement pas au bout de son traumatisme

    Témoignage de Bouchta Charef :

    http://youtu.be/vl-r6zV8vjw

  2. batata

    اتمني ان يضع الموقوع فيديو النشطاء الصحراويين الدين يتبولون علي جتة رجل الدفاع المدني سائق سيارة الاسعاف اثناء احداث اكديم ايزيك.ولكن لا اظن انكم ستفعلونها لان النشطاء الصحراويون ملائكة.

  3. boulouggin

    Tortionnaires, parce que c’est de vous qu’il s’agait un jour viendra ou vous rendrez des comptes. Pensez à SENOUSSI et les autres criminels de BENALI,. Ils sont entrain de rendre des comptes. BENALI ne leur est d’aucun secours ni KHADDAFI pour ses tortionnaires. Arrêtez de massacrer vos frères. N’obeissez pas aux ordres de vos suppérieurs. Votre momo et son sinistre entourage sont riches et possedent des fortunes. quand ça ira mal ils quitteront le maroc et vous laisseront aux mains du peuple. Ils ne vous eront d’acune aide. Désobeissez, ne torturez plus vos frères.

  4. Rachid

    Je suis peine en lisant ces temoignages sur la torture d’un autre age. C’est a se demander si ces tortionnaires ont un coeur et une ame.

  5. Asçotta WellCaball

    Juste une petite observation que j’ai quelques difficultés à avaler :
    « […] une organisation qui s’occupe des affaires liées aux droits humains dans le monde arabe et domiciliée au Caire» !…
    Ça, c’est du sérieux comme dirait Sarkozy !… »Domiciliée au Caire» !
    On aura tout vu et jusqu’à une organisation qui défend les droits de l’homme arabe domiciliée au Caire ! Quand on sait ce que les « droits humains sont au Caire depuis…des millénaires !
    Si elle pouvait déménager à Marrakech, elle serait plus près du lieu du crime, l’organisation «qui s’occupe des affaires liées aux droits humains dans le monde arabe et domiciliée au Caire».

    Ce n’est pas demain que le monde arabe aura de ce genre d’organisation, mon frère.

    Autant croire à la farce de Mohamed VI et son machin pour « réhabilités » les victimes des années de plomb : « Instance Équité et Réconciliation » !
    [« (avril 2004) et dirigée par Driss Benzekri, lui-même resté 17 ans en prison pour avoir milité dans un mouvement marxiste-léniniste dans les années 1970.»]
    Mohamed VI voulait copier-coller le travail des années 1990 de Desmond TUTU et sa « commission Vérité et réconciliation» ! La suite, tout le monde la connait : C’est le bagne de Témara rendu célèbre par les « Ââr ! Ââr ! Oua’Allah Akhouty La’Ââr» en se rappelant les tortures qu’il a subies avec les bouteilles dans l’anus pendant que Mohamed VI dirigeait « Addourousse’AL’Hassaniya » donc pendant le mois du Ramadan et au pays d’Amir AL’mouminiyne !…

  6. Asçotta WellCaball

    Ce que Juan Mandez a « mis au jour » et s’apprête à révéler relève plus du courage et de l’honnêteté que de la « découverte surprenante ».
    Les américains, lorsqu’ils cherchent un sous-traitant pour faire une job, ils ne se contentent pas du bon dans le domaine, ni même de l’excellent : Il leur faut LE MEILLEURS, mon cher Bâ-Salah.

    Les méthodes très sophistiquées de la police allemande, (héritière de la méthode nazie) sont connues et ont gagné la célébrité durant les années 70 du dernier siècle avec les jeunes de la bande à Bader !…
    Les polices sud africaine et israélienne ont elles aussi une excellente « réputation » dans le chapitre de la barbarie des tortures !…
    Et pourtant ce n’est ni à l’une de ces trois polices fascistes, ni à d’autres ayant au moins une aussi bonne « réputation » que la C.I.A a sous-traité la torture des « combattants ennemis ».
    C’est aux polices secrètes et officieuses du Palais, de Mohamed VI que la C.I.A a donner le « juteux » contrat du siècle de notre troisième millénaire.
    Pour la TORTURE, personne ne s’approchera du niveau atteint par le Palais. Rappelez-vous le calvaire des frères Jamaï, le Ministre de l’intérieur et le Ministre de la défense dont le mort devait resté attaché au frère survivant jusqu’à ce que les ordres du Palais arrivent de Fès où a été les chercher un messager (C’était avant que le télégramme ou le téléphone n’atteignent le Maroc!).
    Depuis le règne sanguinaire d’Hassan II, le Palais a fait de gigantesques progrès dans son domaine de « spécialisation », la torture des musulman(e)s.
    Plus d’un innocent et plus d’une famille, bébés et bonnes compris avaient été enterrés vivant . Rappelez-vous la famille Oufkir, un ancien et plus que fidèle serviteur du Palais.
    Il n’y a que ceux qui ont cru à la légende du Roi des pauvres (Comme nos ancêtres les marocains avaient cru au Sultan sur la lune !) qui ont cru que Tazmamart, c’était « chose du passé ».
    Avant même qu’un Tazmamart ne soit connu, par « accident » si je puis dire (Sans le fait qu’un tazmamartien ait eu une épouse américaine, l’humanité n’aurait jamais su qu’une telle horreur ait existé !), un autre Tazmamart est créé !…Des Tazmamart, il y en a eu au Maroc Alaoui avant Hassan II, et du temps de Hassan II.
    C’est aussi sûr qu’il y en aura tant et aussi longtemps qu’au Maroc, il y a un Palais où règne et gouverne un Alaoui.

    À bas Mohamed VI, l’assassin & tortionnaire des musulman(e)s.
    GLOIRE AUX MARTYRS de 1630 à 2012.
    VIVE LE M20FÉV2011.

Les commentaires sont fermés

Connexion | Conçu par Gabfire themes