Le ministre de l’intérieur annule une décision du conseil municipal de Nador rendant hommage au M20F

Le maire de Nador Tark Yahya (Photo Arrifinu)

Par une incroyable décision digne des années Basri, le ministre de l’intérieur Mohand Laenser a procédé le 28 août dernier à l’annulation de toutes les décisions prises par le conseil municipal de la ville de Nador dans la dernière session ordinaire tenue en février dernier.

Pourquoi cette brutale décision ? Parce que durant cette session le conseil de cette ville rifaine avait approuvé donner le nom du Mouvement du 20 février à une place de cette cité du nord.

C’est une décision rarissime de l’administration qui supplante un vote pris par un conseil municipal élu démocratiquement.

En réaction à cette affaire, le maire de Nador, Tarik Yahia, a déclaré au site Nador Plus « Les méthodes du ministère de l’Intérieur n’ont pas changé, nous vivons encore sous l’influence de la mentalité de Driss Basri qui domine ce ministère et fait obstruction à toute démocratisation du Maroc ».

Il faut préciser tout de même que le pauvre Laenser, ex-petit fonctionnaire du défunt ministère des PPT, n’a pas l’étoffe ni la capacité de travail de l’ex-ogre et bras droit de Hassan II.

Pour le ministère de l’intérieur, cette brutale décision d’annulation a été motivée par le non respect par le président du conseil municipal du délai légal de 8 jours donné à l’autorité administrative locale afin d’inclure les points à l’ordre du jour de la session, comme le stipule l’article 59 de la loi édictant la Charte communale. Le document comportant le projet d’ordre du jour a été transmis le 10 février à l’autorité, avant que le président du conseil ne le rende définitif le 14 février.

Pourtant, Tarik Yahya nie de manière véhémente ce vice juridique en affirmant que «toutes les mesures ont été rigoureusement respectées ».  « Nous avons tenu beaucoup de sessions du Conseil durant lesquelles nous avons pris beaucoup de décisions, et ce n’est que maintenant que le ministre de l’intérieur s’aperçoit que le délai chronologique de l’ordre du jour d’une décision définie n’a pas respecté. Justement parce que cette décision prétend rendre hommage symboliquement au mouvement de la jeunesse marocaine…. »,  ajoute le maire.

Tout le monde sait que ce n’est pas le ministre Laenser qui a pris cette décision et qu’il n’a fait que la signer, une fois prête. Récemment encore, lors du tabassage des militants le 22 août 2012 à Rabat qui voulaient organiser la fête de l’allégeance à la liberté et la dignité, il a avoué lui-même qu’il n’était au courant de rien, lorsque Ahmed Benseddik l’a appelé sur son téléphone portable depuis le lieu des agressions policières.

Benseddik vient de poster sur sa page Facebook ce court témoignage :« A propos de Monsieur Mohand Laenser, ministre de l’intérieur, j’ai déjà eu affaire à lui personnellement et j’ai pu constater qu’il ne mérite aucune confiance parce qu’il ne respecte pas sa parole. J’autorise tout organe de presse à citer fidèlement et en toute honnêteté mon présent témoignage. »

Salah Elayoubi, un activiste pro-démocratie se moque de cette pantalonnade. « C’est affreux ! Cette décision me rappelle un ami américain qui me faisait remarquer à juste titre que nous pourrions traverser n’importe quelle ville marocaine en ne passant que par des avenues, des ruelles et des places portant des noms de sidi et de lalla. Le mouvement du 20 février est le meilleur de ce qui est arrive au Maroc et dans quelques années, les prisonniers d’aujourd’hui seront les acteurs politique de demain. Demain tous ces sidi et ces lalla ne laisseront rien d’autre de leur passage dans l’historiographie marocaine que le pillage et la prédation. Faut-il pour autant leur rendre hommage à chaque coin de rue ? »

Ben non, mais comme ce pays appartient à « sidi », « moulay » et « lalla », c’est normal qu’ils ne veulent pas se faire concurrence par la jeunesse du M20F.

Saïd Salmi

URL courte: http://www.demainonline.com/?p=21275

Posté par le 19/09/2012. inséré dans Notre Maroc, Sliders. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont actuellement fermés.

21 Commentaires pour “Le ministre de l’intérieur annule une décision du conseil municipal de Nador rendant hommage au M20F”

  1. Omar HEDDOUCHI

    L3ANSAR vient de démontrer à quoi il sert

  2. LE MOUVEMENT DU 20 FEVRIER A-T-IL UN AVENIR POLITIQUE ?

    L’apparition et la propagation dans les esprits et dans l’espace de ce Mouvement ont puisé, dans leur quintessence, dans les développements des évènements extra-muros plus que dans une revendication nationale précise exprimant de façon claire des doléances majeures. Certes qu’à cette date une colère patente, continuellement alimentée par des récriminations de toutes natures venant enfler les précédentes demeurées lettres mortes, grondait à tous les niveaux de la société et n’épargnait pratiquement aucun secteur de l’État. Mais mystérieusement elle demeurait indéfiniment contenue dans des limites de ce qu’il convenait d’appeler le correctement admissible, comme si une main magique la maintenait en gestation au seuil de l’explosion, et lorsque quelques effets en transparaissaient ils se déviaient surtout vers la périphérie du Pouvoir, évitant intentionnellement des critiques frontales contre ce dernier en raison de la chape de sable ambiante qui se substituait insidieusement à la chape de plomb du règne précédent. Tout averti de la realpolitique marocaine savait qu’aucune revendication n’avait la moindre chance d’aboutir à un changement structurel sans piétiner quelque peu les platebandes du pouvoir régalien. Et en la matière, les esprits se tétanisaient dès qu’il s’agissait de la ‘ chose royale’ et pointaient, plutôt, du doigt des comparses qui servaient d’écran au système dans une connivence où chacun trouvait son compte. Avec l’Alternance, le pays devrait normalement entamer une nouvelle page dans le fonctionnement institutionnel. Il n’a fait en fait que franchir un cran de plus dans une agitation sociale tous azimuts, quasi-endémique, censée, cette fois-ci, peser sur le cours de l’Histoire, et dont les diplômés chômeurs semblaient servir d’ingrédients principaux pour une fronde qui finalement par manque de soutien franc et massif de la population a fait long feu. Durant treize ans, le Pouvoir a fait la sourdre oreille, préférant laisser pourrir la situation et comptant sur la lassitude des protestataires et la condamnation à terme de la société qui leur témoignait de moins en moins de sympathie pour finalement s’en lasser carrément. Et quand les esprits se surchauffaient quelque peu, la politique de la bastonnade aveugle et systématique et quelques condamnations judiciaires suffisaient pour les tempérer momentanément. Sans l’avènement du ‘ printemps arabe’ il est fort probable qu’il n’y eût pas de changement d’attitude de la part du Pouvoir avant des lustres ni de M20. Né incidemment, sans assise idéologique quelconque ni planification préalable, composé d’un agrégat de participants, allant de l’extrême droite à l’extrême gauche unissant islamistes et laïcs, démocrates et fascistes, légalistes et anarchistes, ouvriers et étudiants, chômeurs et hauts cadres de l’État et des entreprises, ce Mouvement fut jugé, pendant les tous premiers jours, peu menaçant, et aurait duré le temps d’une rose, par suite d’une radicale répression, s’il ne menaçait pas d’évoluer mentalement et de déborder le cadre national et celui des revendications classiques pour s’inscrire dans l’esprit de révolte ambiant en Tunisie, Libye et Egypte. L’assommant volume d’informations sur ces pays que déversaient pratiquement en boucle certaines chaînes satellitaires, notamment Al Jazeera et Al Arabia et la résonance de ces évènements dans l’esprit national faisaient craindre dans le pays, pour la première fois peut-être, un embrasement du malaise au niveau national et son instrumentalisation en une opposition qui menacerait les fondements du système. Il devenait évident que le temps ne pouvait que relier et lier davantage ce Mouvement, encore limité à ses débuts, à la tournure révolutionnaire, et sanglante, qui prédominait dans les pays sus indiqués, d’autant que les regards lorgnaient beaucoup notre voisin immédiat, censé basculer à brève échéance lui aussi dans la violence. Le Pouvoir se devait donc de couper les ponts avec cette atmosphère délétère, en provenance de l’extérieur, et de cadrer le Mouvement marocain dans sa dimension locale, à défaut de pouvoir le combattre ou le juguler à ce moment. Le Roi sut diagnostiquer la menace à distance et la contenir avant qu’elle n’échappe à tout contrôle. En balisant les contours de la Révision constitutionnelle dans des proportions qui furent globalement jugées satisfaisantes par les partis politiques, les médias et autres milieux influents, le discours royale du 9 mars sonna, du coup, le glas du M20 qui s’est vu retirer subitement le tapis sous les pieds. Les esprits s’apaisèrent dans une large mesure. De nombreuses sphères, le matin encore les yeux braqués sur nos voisins de l’Est, ont préféré enfourcher l’initiative royale dans l’espoir d’infléchir la Réforme dans le sens souhaité. Les jeunes qui, sans expérience adéquate, ont cru qu’en surfant sur le Web ils pouvaient surfer, aussi facilement, sur l’échiquier politique ont vite fait de prendre la mesure de leurs limites. Certains ont déserté vers des formations politiques qu’ils décriaient pas si longtemps avant. Pour diverses autres raisons, plusieurs de ses animateurs ont replongé dans l’anonymat. Vidé de ses ressorts psychologiques par l’adoption de la nouvelle Constitution qui a fait rentrer dans les rangs les masses qui peu avant encore enflammaient les artères, et abandonné par des formations qui n’avaient pas d’intention véritable d’aller plus loin que de grignoter du Pouvoir quelques avantages, le M20 ressemblait, dès lors, à un vautour auquel on a rogné les ailes. Il ne recouvrit plus l’adhésion populaire d’avant le référendum et encore moins l’aura que certaines sphères s’étaient précipitées à lui tisser. Il fut donné pour moribond. Le coup fatal lui sera porté, plus tard, comme cadeau d’anniversaire empoisonné, par le surprenant retrait officiel de ses rangs de Al Adl Wal Ihsane qui en constituait sa colonne vertébrale et sa principale cheville ouvrière, apparemment pour des raisons stratégiques internes à cette mouvance. Dès lors, ayant perdu sa capacité initiale de mobilisation, il s’est disloqué en une multitude de groupuscules autonomes les uns des autres, à dimension plutôt régionale, voire locale, opérant de façon impulsive et chaotique, avec une propension à la violence dans certains cas. Il continuera, néanmoins, d’entretenir une certaine nostalgie dans l’imaginaire populaire, celle d’une fronde issue des profondeurs de la société, qui a défié le Pouvoir et failli en ébranler les assises. Quatre acquis incontestables peuvent être inscrits à son compte :
    - Pour la première fois, pratiquement depuis l’Indépendance, le Pouvoir a donné des signes de faiblesse et a reculé.
    - Pour la première fois, il a reconnu la puissance de la rue.
    - Pour la première fois, une révision constitutionnelle a été opérée suite à une exigence populaire.
    - Pour la première fois, une formation islamiste s’est imposée dans l’enjeu gouvernemental en enfourchant cette fronde populaire, même si aussitôt au pouvoir elle a couru rendre, plutôt, grâce à la mémoire du Dr Khatib.
    Depuis les 7 et 8 juillet 2012, 27 ‘ Coordinations’ se réclamant du M20, tentent de lui réinsuffler vie. Apparemment en cherchant à fédérer dans le même creuset des bonnes et moins bonnes volontés qui ont chacune sa spécificité, ses objectifs, son champ et méthode de manœuvre et ses calculs. C’est-à-dire à reproduire la même erreur de le reconstituer en une mosaïque de courants hétérogènes. En tout état de cause, le nouveau contexte politico social créé par la nouvelle Constitution ne permet plus au M20 de se ressourcer dans la même atmosphère qu’en 2011. La stratégie de l’occupation de la rue ne sera plus payante au plan psychologique. À long terme, elle produira l’effet inverse ; la population s’en lassera et le Mouvement sera perçu comme un facteur de perturbation sociale. L’Etat en profitera pour le discréditer et le réprimer brutalement, voire le déclarer anti-social et l’interdire. Dès lors, la seule voie qui s’offre au M20, s’il tient à pérenniser la part qui lui revient de cet héritage moral politico historico constitutionnel issu de cette fronde nationale dont il fut, incontestablement, le fer de lance, est de s’inscrire dans la légalité. En clair, le M20 reste encore un mouvement de foule, c’est-à-dire une force sociale anonyme qu’il lui appartient de ‘personnaliser’ pour prendre date dans l’Histoire. Il lui faut, nécessairement, se muer en force politique. Pour cela, il doit :
    - S’organiser autour d’une direction homogène, sui generis, qui devra en constituer la colonne vertébrale, et éviter de se faire parrainer par une sorte de ‘Conseil d’administration de l’agitation’ où chacun cherche à monnayer sa contribution dans l’intention d’enfourcher l’aura du Mouvement à des fins personnelles ou partisanes ou sectaires, ou au mieux nourrissant juste l’ambition de piloter un parti de plus
    - rompre avec la tactique de la démonstration de force et des slogans oiseux, mineurs, subjectifs ou sectoriels qui tout au plus entretiennent une surenchère verbeuse qui n’a aucun impact probant sur les sphères décisionnelles.
    - Se présenter en tant que force politique pilotant un réel projet de société novateur et osé, se distinguant carrément de ‘la prose surannée’ et des sentiers battus des programmes de services et électoraux de l’échiquier politique existant.
    - focaliser la stratégie sur un nouveau type de revendications qui puissent convaincre et pousser la masse à adhérer à une action pour un changement en profondeur de l’échiquier constitutionnel et des mœurs politiques établies, que cinq décennies d’un exercice institutionnel biaisé ont profondément ancrées dans les esprits. Dans ce contexte, l’objectif à privilégier devra tendre à une nouvelle révision constitutionnelle en vue d’une Refondation globale et totale de l’Etat, un thème que j’ai érigé dès 2008 en doctrine, à travers un Manifeste politique dont un extrait, en 17 pages, a servi de Mémorandum remis, le 2 mai 2011, à la Commission centrale de la révision constitutionnelle. Ces deux écrits sont exposés sur le Net :
    - http://colonelmellouki-manifestepolitique.blogspot.com/
    - http://revision-constitutionnelle.blogspot.com/2011/05/colonel-mohamed-mellouki-revision.html

    • Républicain

      Le M20F a t-il un avenir politique ? Dit Mohamed Mellouki.

      Le seul avenir politique du Maroc est la chute de la dictature.
      D’autres perspéctives ne sont que tergiversations, hypocrisie et mensonges.
      -Est-ce qu’un régime qui a fait de l’abjection de la dégradation de la personne humaine, par le viol systématique ‘à la bouteille’, une vertu et le fleuron de son système de gouvernance, a t-il un avenir politique ?
      -Est-ce qu’un bouffi, que personne n’a choisi, ni ne souhaite à la tête de l’Etat, qui se vautre dans la surabondanc dans cinquante palais, qui s’empiffre comme un ogre des richesses nationales, et qui se maintient dans cette infâmie par la répression policière a t-il un avenir ?
      -Est-ce qu’un clan qui a trahit sa nation pour conserver un pays à gruger, déjà à la conférence d’Algésiras, et qui n’a pu rallonger son existence qu’avec la falsification de l’histoire du Maroc et l’abrutissement délibéré du peuple par l’analphabétisme et la répression a t-il un avenir politique ?
      -Est-ce que ce clan, cette famille aux ramifications nombreuses, qui bouffe le Maroc à pleines dents, le dévore comme de véritables rapaces, cette famille de prédateurs a t-elle un avenir politique ? Elle a ruiné le Maroc. Elle a détruit jusqu’à son tissu social, pour faire éclater cette solidarité traditionnelle qui existait entre le peuple marocain, et qui s’était renforcée dans la lutte pour l’indépendance. Elle a démoli la nation pour pouvoir régner sans partage.

      La dictature du Maroc aura le même avenir que les autres caporalismes de Tunisie, de Libye, d’Egypte, du Yémen et de Syrie. A chacun son temps. Tous les tyrans arabes connaîtront le même revers : La défaite.

    • Addi-Oubihi

      colonel mellouki tu as trop dit pour ne rien dire. Ton commentaire est vraiment sterile. Tu aurais du envoyer ce que tu as ecrit a ton moulay et sidak M6, afin qu’il te decore par un ouissame alaouite de l’ordre d’un general chevalier si tu en aspires tant.
      C’est le peuple qui va decider de son avenir, et tu dois des maintenant choisir ton clan.

  3. Tawfik

    Je pense pas que le ministre de l’interieur a l’audace ou le pouvoir de prendre une telle decision. Tout le monde sais que Laenser est un homme de faible personalite. Que ce que vous attendez d’une marionette entre les mains de Hlima, ne parlant pas du palais, la le pauvre deviendra invisible devant les hommes forts du palais.

  4. almoutanbbi

    mohamed alansar a eu une tentative de suicide en sautant depuis un etage superieur de lex ministere des ptt dont le patron netait autre que son frere de la secte de khemisset …mahjoubi aherdane patron du parti des detourneurs de fonds publiques marocains,,a signaler de passage que abdessalam ahaizoune actuellement considere lun des hommes les plus riches du maroc grace a sa mise a la tete dittissalat al maghreb suite a lintervention du vieillard aherdane),,organisme qui a beneficie de la vague de privatisation
    du secteurs des telecomunications ou tout un parimoine publique anterieurs propriete de barid al maghreb sest fait inscrit comme propriete prive dune societe denommee ittissalate al maghreb bien entendu portee a lactif de ahaizoune et sa femme…
    celle ci madame ahaizoune est proprietaire dune societe de location de vehicules reserves a lusage de ittissalate al maghreb…elle en brasse des milliards qui echapent au controle du fils du general barakat ….
    en ce qui concerne le cas de mohand alaanser son cas me rappelle celui de (luca brasi) un figurant dans le film le parrain comparse italien qui a joue un role semblable a celui que joue actuellement al ansar sur la scene politico social au maroc….dun cote il est tenu de remplire ses engagements envers la mafia royale en se comportant comme petit dictateur impyitoyable et intransigent et dun autre cote comme bon sicilien(bon khmessi) bon ahardanien..qui plairait aux tribus nommades bqu il mene en bateau …

  5. Républicain

    Le M20F est l’expression spontanée d’un ras le bol, d’un refus farouche à la continuité d’un Etat tortionnaire et perfide, d’une volonté déterminée à s’opposer, désormais, à la tyrannie et à son cortège d’injustice, de peine et de misère, par une jeunesse qui n’a plus peur de rien, car elle sait que l’horizon est totalement bloqué. Ce mouvement n’a pas de représentants ou de chefs à acheter ou à corrompre. C’est un grand mouvement populaire impulsif, qui a toute les chances de faire tomber la dictature au Maroc.

    La fonction d’un ministre marocain, en général, et celle du ministre de l’intérieur, en particulier, n’est qu’une fonction de chien de garde du trône. Ni plus ni moins. Il doit veiller à poursuivre et à pourchasser toute activité susceptible de porter ombrage à Sa Mochesté, et à procéder automatiquement au rapt et à la séquestration de toute personne passible de dénoncer le régime répressif et imposteur du palais.
    Driss Basri, comme il le disait lui-même ( l’âbd l’maamour), n’était qu’un esclave exécutant de H2, comme l’ont toujours été et le sont encore aujourd’hui tous les ministres du Maroc. Que peut réaliser un ministre marocain sur le plan social, hormis de voler l’argent public ? Est-il capable d’imposer au palais le régime de l’assistante sociale, par exemple, dont le peuple marocain a tellement besoin ? Ces femmes qui rentrent dans les foyers pour évaluer les besoins réels des familles, sans distinction ?
    Est-il capable d’imposer au despote d’accepter un régime de déclaration fiscale pour tous les Marocains ? C’est à dire que les 40 millions de personnes physiques et morales (les sociétés) doivent remplir une fiche d’impôts annuelle et déclarer leurs véritables revenus. De fixer un seuil de pauvreté par un montant étudié ( 2000dh par personne, par mois, par exemple), et de taxer les gens au delà de ce seuil, et de rembourser ceux qui ne l’auront pas atteint durant l’année fiscale.
    Mais cela est impossible au Maroc de Hubal 6, parce que la majorité des affaires sont à lui, et qu’il ne payera jamais d’impôts pour des ristournes faites aux plus démunis.

    Alors pourquoi payera t-il ou fera t-il payer ses courtisans, ses affidés et ses comparses ? Ses espions, ses mouchards, ses indicateurs et ses complices ? H2 ne les a t-il pas réunis pour leur dire : Enrichissez-vous ! ?
    Et le peuple dans tout ça ? Le pays ? La nation et son avenir ? La réponse à ce questionnement nationaliste est connue de tous les Marocains, par la bouche du précédent dictateur : C’est moi ou le chaos. ( faisant allusion à une anarchie irréelle, vaine et fantomatique qui se déclencherait après lui entre les populations du Maroc, pour nous faire peur, comme si nous étions encore dans les temps lugubres des guerres tribales )

    Et c’est avec cette même peur, cette mentalité, cette même hypocrisie et ces mêmes mensonges que Hubal 6 continue à régner.

    Le M20F a levé le voile sur son imposture. Il va combattre ce mouvement par tous les moyens qu’il possède. Comment peut-il accepter dans son esprit aliéné, qu’on nomme une place au nom du M20F, dans sa propriété privée qui est le Maroc ?

  6. Kamal

    LAISSER LA MEMOIRE DE DRISS BASRI TRANQUILLE…. Bientot vous connaitrez l Histoire……

    • Républicain

      Il faut en finir, une fois pour toutes, avec cette allégeance grotesque aux personnes humaines. Avec cette soumission incompréhensible !
      Votre allégeance, votre dévouement, etc….doivent être uniquement dédiés à votre pays, pas à un être humain comme vous, voyons !
      C’est ça un homme libre et moderne au XXIe siècle.

      Driss Basri était un personnage public. Il est normal qu’il soit cité dans les conversations et les écrits. Il est dans les mémoires. Mais qu’a t-il donc réalisé pendant sa longue bouffonnade sous Hassan II ? Qu’ont-ils fait, tous le deux, pour le peuple marocain ? Peut-on citer les ‘oeuvres extrardinaires’, qu’ils ont légué à la postérité ? Quelle honte. Quelle calamité !
      Le Résident général le plus médiocre du protectorat français, en poste pendant quatre ans seulement, a construit la ville européenne de Mazagan (El Jadida ). A la fin de son mandat, il est rentré en France, finir sa vie dans sa modeste maison du village où il est né dans les Vosges. Pourtant, le Résident général avait tous les pouvoirs civils et militaires entre ses mains, au Maroc. Et personne d’entre eux ne s’est enrichi par la fonction, n’a volé ou détourné de l’argent public marocain, parce que cet argent devait servir à la construction des villes, des ports et des aéroports, à la pose des chemins de fer, à l’entretien des hôpitaux et du système de santé public, etc, etc…
      Driss Basri est mort dans son hôtel particulier à Paris. Il avait volé tellement d’argent au Maroc qu’il ne savait plus où le placer en Europe. Mais c’est une mentalité, une culture. Les ministres et les fonctionnaires de l’Etat sont triés pour marcher dans le même sillage que le monarque et sa famille, qui pillent le Maroc sans état d’âme et sans scrupules, pour qu’ils forment tous ensemble une meute homogène de chacals affamés, qui couvent leur proie sans jamais se bouffer entre eux. C’est l’unique loi des bêtes nuisibles.

      • Kamal

        Republicain et idiot! Certainement un republicain a la sauce rhamna. Bref, la legerte des propos reflete l esprit inculte qui domine la pensee de notre dernier intrus 6 . A plus

        • Républicain

          …….Hahaha………..T’es ulcéré, hein ? Dis-moi, Kamal……Est-ce que tu vivais de subsides que te donnaient Driss Basri ? Depuis qu’il n’est plus là, t’es dans la merde, hein ? Pauvre diable !
          Trouve-toi quelqu’un d’autre, non ? Ah, t’as vieillie, tu dis ?…mmmm…mais qu’est-ce tu veux, ma poule…..c’est la vie !

          • Kamal

            Tu te decris a merveille aabid l aahde ljadide! Que tu le veuilles ou non basri a travaille et construit Bcp de chose dont tu ne peux meme pas imaginer! Ton maitre , la lumiere du maroc, est devenue une jartouma sans lui. Basri etait entrain de construire un Etat , mais les gens khawana de ton espece , qui n ont de valeure que la pedale 6 et qui regrettent le depart des colons. Le maroc ou Marrakech el aqsa , et surtout les marocains , meritent l abolition de cette ignominie qu est la continuation des traitres qalaouites Avec les SIONISTES DE TOUT BORD . Une republique federale est la meilleure des chooses vue l Histoire du maroc, mais sans Toi! Car tu seras Avec mimi 6 DEVANT LA JUSTICE.
            Donc « republicain » de pacotille mais surtout suppot du sublissime 6! Prepare ton esprit et ta retraite….
            La prochaine fois le cours est payant, mais cela n est que pour Toi et tes semblales, s il n ont pas encore honte, mais pour cela il faudrait que vous ayez une face. A bientot

          • Républicain

            Kamal,…….Calme toi et réfléchis un peu, ok ?
            Tu sais que personne n’est indispensable, n’est-ce pas ?
            Personne n’est essentiel à une fonction, quelle qu’elle soit, au gouvernement, en technologie, dans l’industrie, etc, etc, et dans n’importe quel domaine, à moins d’être un imposteur manipulateur des esprits, comme nos dictateurs.
            Sais-tu pourquoi les hommes ne comptent pas ? Parce qu’ils sont mortels, tout simplement.
            Les fonctions restent, mais les hommes disparaissent.
            C’est pour cela qu’il ne faut pas glorifier des hommes ou leur faire allégeance. Un homme au pouvoir n’est rien, mais le pouvoir est tout pour une nation. Il peut prendre la forme d’une catastrophe permanente si la nation en fait mauvais usage, en le confiant à des hommes et des femmes corrompus.

            Driss Basri que tu vénères a été ministre de Hassan II !
            Sais-tu ce que ça veut dire ? Cela veut dire qu’il était son complice. Son exécutant qui appliquait ses ordres pour torturer les gens dans les caves secrètes. Avant de mourir, Basri a dit qu’il n’avait tué personne !
            Mais qu’est-ce qu’un ministre de l’intérieur du despote du Maroc si ce n’est un tueur en chef, avec une bande de bouchers à ses ordres ?

            Dis-moi alors avec quel argent Basri a t-il pu acheter un hôtel particulier à Paris ? Son fils était un brigand notoire au dessus des lois, un voleur de haut de gamme protégé par la police. Sa femme vendait des autorisations d’exploitation de carrières de gravettes et de sable à travers tout le pays, comme si le Maroc lui appartenait. Le recrutement dans les rangs de la police était son racket exclusif. Les promotions étaient tarifées de 10 à 50 000dh selon le rang, par ‘l’hajja’, etc, etc.
            C’est ça Driss Basri. Qu’est-il capable de faire, hormis le racket et le détournement sordide de l’argent public ? Qu’aurait-il pu être dans une démocratie ?

            Kamal, il faut que tu saches que s’il n’y a pas de cadre juridique, des lois sévères pour empêcher le pillage des caisses de l’Etat, comme c’est le cas au Maroc, l’argent public disparaîtra dans les poches. C’est humain. Mais la monarchie marocaine en a fait une institution.
            Tu ne peux pas être contre la dictature de H2 et de M6 et glorifier Basri. Cela n’a aucun sens.

  7. Asçotta WellCaball

    « Les Conseils municipaux » ont de tout temps « répondu » aux ordres du Ministre de l’Intérieur qui n’est rien d’autre que « la Zerouata » du Palais.
    Ceci était vrai du temps beni du Protectorat et ça continue depuis l’indépendance puisque Hassan II en personne affirme dans un de ses fumeux discours :«((«اسآسدة ايعرفوا ٱنه في المستقبل غدي يجري اعلهم القآنون. القآنون الي هآدي مدة واحنآ عآيشين أعليه، في الحمآية او أكدو الإستقلآل!»))
    (Voir : *lien)
    Eh, oui, c’est bien Hassan II qui dit textuellement durant les 10 secondes entre le temps 1: 45 et 1: 55 ceci
    ((«« القآنون الي هآدي مدة واحنآ عآيشين أعليه، في الحمآية او أكدو الإستقلآل!»))»»))
    «La loi sous laquelle nous vivons depuis longtemps, SOUS LE PROTECTORAT et que l’Indépendance a confirmé».

    Si une telle «décision rarissime de l’administration» a été prise pour «supplanter un vote pris par un conseil municipal élu démocratiquement.», c’est parce qu’avant la naissance du M20FÉV2011, aucun «conseil municipal élu démocratiquement» ou pas, n’aurait eu une telle témérité ou n’aurait fait preuve de tant d’origilité dans le choix du nom d’une place ou d’un derb.
    La « décentralisation » comme la « démocratie » au Maroc ne valent pas plus que le papier de la constitution offerte en 1962 ou sa nouvelle mouture de 2011.
    Le Palais est en train « d’offrir » quelque chose qui fait partie de la « doctrine Bush ». Doctrine exposée en toute lettre : « 17 septembre 2002-publication du document officiel National Security of the U.S qui formalise la « doctrine Bush » autour de quatre piliers : interventions préventives […], supériorité militaire, « nouveau multilatéralisme », propagation de la démocratie»**
    Lorsqu’on connait un peu les politiques américaines et notamment celles de GWB, qui ne passera pas à l’histoire comme « l’intelligent » des Présidents américains, il n’est pas difficile d’imaginer ce qu’il veut dire par « propagation de la démocratie » ! GWB a initié cette « propagation » en Afghanistan, suivi de l’Irak…
    Quant à la France, elle a d’abord soutenu Ben Ali en Tunisie avant de saisir le sens profond de « la propagation de la démocratie » et retourner sa veste comme un vulgaire « Monsieur Mohand Laenser », dixit Monsieur Ahmed Benseddik.
    « La propagation de la démocratie » au Maroc, que Mohamed VI s’est empressé d’accueillir avec son fumeux discours du 9 mars 2011 se fera puisqu’il s’agit du quatrième pilier de « la doctrine Bush ».
    Mais nous n’aurons que la « démocratie » Alaoui, c’est-à-dire, une démocratie de façade et pour les touristes.
    Anyway, les Ministères de souveraineté resteront sous le contrôle exclusif de notre Commissaire résident général Mohamed VI : c’est écrit en toutes lettres dans sa « constitution offerte ».

    À bas Mohamed VI, l’assassin et tortionnaire des musulman(e)s.
    Gloire aux martyrs de 1630 à 2012.
    VIVE LE M20FÉV2011 !
    Et Mohamed VI ? IL FAUT QU’IL DÉGAGE !

    *://www.youtube.com/watch?v=YOQX4CgQT4Q&feature=player_detailpage

    **N. Chomsky, Autopsie des terrorismes ; Éditions Agone, octobre 2011. Page 190.

  8. Loyal

    Les agents du Polisario entrain d’analyser la politique interieure du maroc quel culot ! Faites d’abord le diagnostic de vos camps de la honte vous vous verrez mieux dans le mirroir.

    • webmodérateur

      Loyal royal : vous pouvez dire ce que cela vous chante, mais attention aux injures, insultes et autres diffamations. J’en ai déjà enlevé un bon paquet.

      Continuez à défendre le roi, la reine, les princes et le Makhzen mais il y a comme une sensation que vous cherchez à provoquer tout le monde alors que c’est si simple de se faire entendre sans diffamation.

    • Républicain

      Loyal ?…Vraiment… ?

      A qui prétendez-vous être loyal ? Parce que si vous êtes loyal à un homme, M6 en l’occurence, sans remettre en question ses actes et leurs conséquences, alors vous n’êtes pas loyal : Vous êtes soumi, asservi, sans personnalité. Vous êtes donc un esclave. Comment cela est-il possible au XXIe siècle, à moins de choisir la servilité soi-même ?

      Et si vous êtes loyal à un régime qui torture et assassine ses administrés, alors ce n’est de la loyauté : C’est de la complicité.
      Dans un tribunal loyal ( à la justice ), vous seriez passible d’emprisonnement.

      La loyauté ne peut avoir de signification que dans un cadre de respect des valeurs morales.

      En étant loyal à un système brutal et corrompu, qui subsiste par la répression policière et l’exclusion des potentialités et des capacités de la jeunesse marocaine, pour garder le pouvoir dans un cercle restreint et fermé à tout accès populaire, alors quelle valeur morale respectez-vous ? En avez-vous ?
      Qu’est-ce qu’un homme sans préceptes ? Sans morale ?

      • oum maryam

        Cher républicain,
        Permettez moi de vous dire que je vous trouve sublime dans vos réponses successives aussi bien pour kamal que pour loyal , dans votre première réaction aux propos de kamal qui étaient purement provocateurs, j’ai mis ma main sur mon cœur en murmurant : « non républicain, arrêtez ce n’est pas vous qui feriez ceci, alors pas du tout, ne répondez pas et si vous deviez le faire, alors que ça soit autrement, une réponse raisonnable, sage et surtout bien argumentée comme vous le faites si bien », heureusement pour moi et pour tous ceux qui vous respectent et dieu sait qu’ils sont nombreux, vous avez repris votre sang froid, faisant ainsi preuve d’une grande sagesse, de bon sens et de beaucoup d’engagement pour votre cause, qui est bien la mienne aussi et celle de beaucoup de citoyens et dont vous êtes le messager indiscutable sur ce cite.
        Cordialement.

  9. cognant clou

    un regime que même les symboles du peuple lui font peur est un rgime qui ne doit etre que dictatoriale,instable,mefiant,ses agents vivent dans leur edifice d’voire..un regime qui valsifie l’histoire,ne tolere que sa lecture unique des faits…bref non democratique,peureux et instable.ses agissements le prouvent

  10. poutine

    Une décision similaire à été prise par le ministère de l’intérieur pour enlever des plaques de signalisation routière qui comportaient la langue amazigh.
    Exemple. La plaque de STOP, était écrite en arabe, en français et en tifinagh. C’était le conseil municipal de Nador qui avait pris cette décision sous le maire Tarik.

    Donc, ce n’est pas la première fois que ce sinistre ministère s’immisce dans les affaires de la mairie de Nador.

    Au Maroc, vous êtes sous haute surveillance.

  11. Kamal

    Republicain, ou web moderateur, ce que tu dis as du sens mais je ne vénère personne . Mais je suis objectif! En tant que berbère je considère que cette personne à été la moins la moins mauvaise de ce regime exécrable , mais vous pointez une personne qui peut être sa hajja ou lui même ou les gens proches de lui , qui certainement profité, par contre les vrais mafieus « royaux » qui sont nombreux et zen sont à Washington ou Israël ! Paris pour eux est une escapade .
    Donc , je redis que l avenir d un Maroc épanoui ne peut être q une république fédérale. Sans ressentiments.

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