Après l’attaque du baltagi et l’agression policière, le caïd menace…
Cela fait des semaines que j’essaye de contacter le caïd de ma circonscription. Pourquoi donc le citoyen Ali Lmrabet veut-il parler au caïd ? Parce que c’est le représentant de l’Etat dans la zone où je réside et il est l’intermédiaire entre l’Etat et le citoyen. Depuis des semaines j’essaye de contacter ce fonctionnaire parce que j’ai des problèmes de sécurité à l’entrée de ma maison qui est devenue un repaire de drogués, prostituées et autres malfaisants.
Récemment, cette cet a été occupé de façon assez musclée par un menuisier qui a choisi mystérieusement d’installer tout son atelier. Cet artisan, conseillé par je ne sais qui, a bloqué carrément la porte de ma cuisine et nous empêche ma famille et moi-même, de passer sans entraves chez nous. Et bien entendu, il ne veut pas quitter les lieux.
La mairie ne peut pas intervenir, le mokadem ne veut plus venir rôder devant chez moi comme il le faisait chaque jour avant ; et il sourit, en pointant le doigt vers le ciel, à chaque fois que je lui demande d’intervenir. Quant au caïd, il se dérobe depuis des semaines, et il refuse de me recevoir ou de me prendre au téléphone.
Mais c’est une banale affaire de voisinage, pourrait-on rétorquer. Oui, bien sûr, bien sûr…
Pourtant, depuis que j’ai décidé de résider à Tétouan, ma ville natale, il y a tout de même trop d’affaires, disons, « banales ».
Florilège de cette « banalité ».
1 / Il y a quelques mois le quotidien Al Massae rapportait dans ses colonnes une bien étrange affaire. Alors que tout le réseau général de conduite des eaux usées avait été entièrement remplacé dans plusieurs quartiers de la médina, une petite ruelle, un tronçon long d’une centaine de mètres, n’a pas été touché. Comme ça. On répare tout à des centaines de mètres à la ronde sauf ce tronçon là. Alach ? Ala khatar al mechmach !, comme on dit chez nous.
En fait, ce que n’a pas écrit Al Massae c’est que j’habite dans cette ruelle et, comme par hasard, la connexion du réseau des eaux usées de ma maison avec le réseau général a été brutalement interrompue il y a un certain temps par une grosse plaque en béton armé posée par terre par Al Omrane, l’opérateur public de mise en œuvre de la politique gouvernementale en matière d’Habitat dirigé par le ministre de l’habitat, ce coco défroqué de Nabil Benabdallah dont tout le monde connaît la forte amitié qu’il me porte.
Fâcheuse conséquence : je ne peux pas utiliser ma cuisine, ni mes toilettes, ni ma douche, etc…
Ce n’est pas possible ? Si, si… J’ai invité le caïd à venir constater cet étrange état des lieux, il n’a jamais voulu venir. Mais, toute son administration est au courant de cette anomalie puisque il y a une correspondance qui lui a été remise en mains propres.
J’ai aussi demandé à Amendis, la société française de distribution d’eau et d’électricité de Tétouan, d’y remédier. Premièrement elle a argué qu’elle n’y était pour rien (c’est vrai !), puis quand elle a enfin décidé de le faire, elle ne pouvait plus à cause, m’a-t-on dit, d’une maison en ruines qui risquait de s’écrouler. La maison en ruines, qui se trouve en réalité dans une autre ruelle, a été démolie il y a deux mois, mais Amendis ne veut toujours pas venir.
2 / Il y a quelques semaines, en plein mois de Ramadan, un baltagi du nom de Hassan, « connu défavorablement des services de police » selon l’expression consacrée, a attaqué de nuit ma maison. Cet homme était ivre, en plein mois zaâma sacré de Ramadan, à quelques centaines de mètres du palais royal et avec le roi dedans. Alors que les patrouilles de police sillonnaient la ville en raison de la présence du chef de l’Etat, alors qu’il y a eu dépôt de plainte auprès du commissariat de police de permanence, inexplicablement aucun policier n’a voulu se déplacer.
Ce baltagi a tellement cogné sur la porte d’entrée de ma maison qu’il a laissé des traces indélébiles que tout visiteur, lors d’un circuit touristique dans la médina, peut venir voir.
3 / Le lendemain de cette étrange attaque, j’étais attaqué sans aucune raison par trois membres des forces de l’ordre dans la rue. Ces policiers m’ont agressé physiquement puis m’ont dérobé 200 DH et ma carte d’identité nationale (CIN).
Ces voyous ont été dûment identifiés grâce à leur signalement, le nom de leur brigade et le numéro de la plaque d’immatriculation (181873) de la voiture de service de leur chef. Je possède aussi le témoignage d’une personne qui a reconnu l’un de mes agresseurs qui s’est enfui quand il m’a vu pénétrer au commissariat pour déposer plainte.
Pourtant, jusqu’à aujourd’hui, au pays du ministère de la justice et des libertés (sic) et des « réformes démocratiques », comme dirait la Clinton, aucune suite n’a été donnée à ma plainte.
4 / Jeudi dernier, un simulacre de bagarre entre le menuisier qui occupe l’entrée de ma maison et un voisin s’est terminé par le saccage de la porte grillagée qui protège l’entrée et dont le cadre a été arraché. Le mur a été défoncé et une partie de la porte grillagée a été volée.
J’ai déposé plainte auprès de la police qui s’est déplacée sur les lieux pour constater les dégâts et le vol. Puis, j’ai fait appel à un huissier de justice pour établir les dégâts et le vol. Dans la foulée, j’ai prévenu le mokadem et je me suis déplacé à la mokataâ pour que quelqu’un puisse venir constater les faits. Aussi extraordinaire que cela puisse paraître, ils n’ont pas voulu ! « On a des instructions pour ne pas approcher cette zone », m’a expliqué péniblement un fonctionnaire.
Dimanche, j’ai donc procédé aux réparations, au remplacement de la porte grillagée et j’ai installé une petite clôture métallique haute d’un petit mètre pour me protéger, symboliquement, des malfaisants. (La médina de Tétouan est remplie d’entrées grillagées. J’en ai compté une bonne trentaine sur le trajet qui mène de chez moi à Bab Rouah, l’une des portes de l’ancienne médina).
Et premier miracle d’Allah, alors que je réparais les dégâts le mokadem s’est pointé incognito pour m’espionner. Et quand il m’a vu, il a essayé de s’esquiver puis a consenti cette étonnante conversation.
Lmrabet : Mais qu’est-ce que vous faites-là Monsieur le Mokadem, un dimanche jour de repos, alors que vous êtes aux abonnés absents quand on requiert vos services les jours de travail ?
Le Mokadem : Euh…. désolé Monsieur Lmrabet, je suis en service commandé. Le caïd m’a fait sortir de chez moi pour euh… C’est le voisin du troisième étage qui l’a prévenu.
Lmrabet : J’ai compris.
Le « voisin du troisième étage » est le chékam le plus indiscret du quartier. Et il se targue d’avoir le portable du caïd. B’sahtou !
J’ai pris mon téléphone et j’ai appelé, pour la 20e fois, le caïd sur son portable pour lui dire ce que je veux lui dire depuis deux mois : J’ai été condamné par cette justice aux ordres à dix ans d’interdiction de la profession de journaliste, mais jusqu’à preuve du contraire je n’ai pas été condamné à l’ostracisme administratif, au déni de droit ni à cette persécution rampante et minable.
Comme les 19 fois précédentes, il n’y a pas eu de réponse alors que ce sous-fifre du Makhzen avait bien enregistré devant moi mon n° de téléphone. Je lui ai envoyé alors un SMS où je lui disais en substance « Cachez vous autant que vous voulez, vous n’êtes jamais là quand on vous demande et aujourd’hui vous m’envoyez votre mokadem pour m’espionner ».
Et là, deuxième miracle d’Allah, après 20 minutes (de réflexion peut-être ?), le caïd Brahim m’a fait l’honneur de me rappeler.
La suite est rigolote et digne de faire partie du bêtisier de cette monarchie bananière.
Le caïd : Qui êtes-vous ? Qui êtes-vous ? Pourquoi vous me dites que je vous espionne ?
Lmrabet : Marhaba, marhaba Monsieur le caïd, chi h’mar mate ! Content de constater que vous êtes en bonne santé. Je m’appelle Ali Lmrabet et je suis un de vos administrés qui demande le secours de l’Etat depuis deux mois. Vous ne travaillez jamais en semaine quand je suis en butte à toutes sortes de tracasseries et de menaces, et voilà, comme par hasard, que vous m’expédiez votre mokadem quand je prends les dispositions nécessaires pour préserver ma sécurité et celle de ma famille.
Le caïd : Mais qui êtes-vous ? Qui êtes-vous pour m’appeler sur mon portable ? Qui vous a donné mon portable personnel ?
Lmrabet : Je m’appelle Ali Lmrabet, je suis un citoyen marocain et c’est vous qui m’avez donné votre portable.
Le caïd : Je ne connais pas de Lmrabet et je vais porter plainte contre vous … (Il raccroche)
Il ne me connaît pas, alors que c’est lui qui m’a donné son numéro de portable et a demandé à me voir dans son bureau miteux de la mokataâ il y a quelques mois. Ce à quoi j’ai consenti eu égard à ma position de principe de ne pas impliquer dans ma confrontation avec le Makhzen les petites frappes qui se haussent du col.
Ce type, qui ne me connaît pas aujourd’hui, m’a même demandé mon avis sur les cours de langue espagnole qu’il prend à l’Institut Cervantès de Tétouan. Merci pour le conseil que je lui donné. A titre gracieux, bien entendu.
Je ne veux pas deviner pourquoi ce fonctionnaire cordial et aimable est devenu soudainement amnésique, distant, puis évasif, avant de devenir franchement hostile. Je ne veux pas le deviner parce que je le sais.
Voilà les faits. Il y a peut-être un peu de paranoïa. Comme le disait Freud aucun homme ne peut se prévaloir d’être saint d’esprit à 100%. Mais il faut admettre qu’il y a tout de même qu’il y a des faits assez troublants, et documentés.
Aujourd’hui, je me suis rappelé une autre histoire. Celle de l’ex-capitaine Mustapha Adib. Celui-ci entretenait de cordiales relations avec la caïda de son arrondissement à Marrakech jusqu’au jour où il a demandé un document administratif qui lui revenait de droit. Après le lui avoir promis, la caïda a soudainement changé d’avis et refusé de le lui fournir. Sans aucune explication.
Cette malheureuse affaire, cette goutte d’eau qui a fait déborder le vase de la patience d’un honnête homme, a poussé mon ami Adib à demander d’être déchu de sa nationalité marocaine et à partir à l’étranger.
Je déplore cette décision parce que la nationalité marocaine n’appartient pas au dictateur du moment ni à ses complices. C’est un bien intrinsèque de tout Marocain. C’est pour cela que je ne prendrais pas le même chemin qu’Adib. Je sais que les méthodes pour rendre difficile mon séjour au Maroc se sont devenues affinées, tortueuses pour ne pas attirer l’attention, mais je tiendrais bon.
Quant à la plainte de ce caïd qui veut devenir wali sur mon dos, je l’attends. Par politesse, je ne vous dis pas ce que je vais faire du papier de la convocation quand je vais la recevoir.
Après nous avoir embêtés, ostracisés, accusés de tout et de rien, persécutés, ruinés, condamnés à la prison, exilés et maintenant agressés physiquement, le Makhzen veut nous radicaliser encore plus.
Si c’est ce qu’il veut, ainsi soit-il !
Ali Lmrabet
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allah yester had blad
zaama rak oualou al malik
lemgharba ma tayebrouech chi wahed msetti bhalek yebqa israk bladou
iskat al malik
Cher Ali, il n’y a pas l’ombre d’un doute que ce que tu racontes est à 1000% vrai. Celui qui vit ou a vécu au Maroc ne connait que trop bien ces procédés.
Ceux qui prennent ces décisions, on a beaucoup de peine à imaginer qu’ils sont au fait de ce qui se passe en dehors du Maroc, comme on a de la peine à imaginer qu’ils sont conscients que leurs actes sont à l’opposer de ce qu’ils craignent : la pression de la vérité étalée par un citoyen qui se fait le devoir d’être son garant malgré tous les sacrifices. Ne savent-ils pas qu’un Lemrabet hors du Maroc, si toutefois un jour il cède à cette volonté de le mettre dehors, est bien plus audible que s’il était au Maroc. Des exemples ne manquent pas pourtant : Ali Amar, Zineb El Rezoui, Adib Mustapha et tout dernièrement Khalid Gueddar qui a connu les mêmes mésaventures et qui publie une photo de washington où il parait dans une bien meilleur forme qu’au Maroc et qui est intitulée « À Washington la vie est belle ». On a beaucoup de mal à croire que ceux qui prennent ces décisions de voyous peuvent être aussi idiots alors que les exemples de la nullité de leurs actes se déroulent sous leurs yeux, à moins qu’ils ne soient totalement en dehors de ce qui se passe ailleurs, ce qui est tout à fait plausible car au Maroc quand on y vit enfermé dans la joie de la vie, au sens large : filles, alcool et restaurants à titre gracieux avec les honneurs en plus, on croit que le Maroc existe seul sur cette planète terre. Ca peut paraitre exagéré, mais c’est une bien triste réalité. Au Maroc cet été, combien sont-ils à penser et dire sérieusement que la crise est en Espagne alors que le Maroc se porte bien!
J’ai vraiment l’impression que ceux qui prennent ces décisions, c’est leur contribution à leur manière de porter atteinte au régime : Un lemrabet dehors est plus audible , mieux écouté qu’un lemrabet au Maroc. Hassan 2 comprenait ces choses, il a tjs rapatrié avec les honneurs ceux qui étaient fermes sur leur principe et se faisaient visible à l’étranger notamment dans les pays libres. Maintenant on a l’impression que le roi actuel n’est pas au commande ! ou alors c’est encore plus grave!
Que deplorable la routine quotidienne du citoyen marocain .
Que des Batons dans les roues sans cesse ni lassitude .
Resultat : maladie mentale collectif rampante meme vers les citoyens les plus doux d un pays une fois appelle pacifique et tolerant .
Tout ceci n a qu une seule Exit : le faschisme intellectuel sous deguise de religion .
Bonne chance Citoyens ,citoyennes .
et merci mr Lamrabet pour cette chronique douloureuse mais vrai ,helas .
Bonjour Ali. Malheureusement, la situation que vous vient de raconter est général au Maroc. Les autorités? Ses gens de l’administration ont reçu une formation à Rabat et sont préparés pour ce genre de boulot. Ils suivront aveuglément les instructions de leur hiérarchie que ça soit bon ou mauvais. Cela n’a aucune importance pour eux. C’est cela qu’ils ont appris lors de la formation. C’est malheureux. Ne vous laissez pas décourager par cette sorte de comportement administratif au Maroc. Je suis convaincu qu’il y a encore des milliers d’autres Marocains dans une situation pareille. Le jour viendra où tout sera appartenu au passer. C’est le prix que vous et les autres payer pour avoir une véritable démocratie.
A bas Mohamed VI. vive le Maroc sans les Alaouites !
Le Roi n’a rien a voir avec ça. le roi ne choisi pas les fonctionnaires qui sont censé être a notre service. Le roi ne peux pas avoir les yeux partout il délègue et malheureusement les gens qui on cette honneur! Qui sont payer par nos impôts ne servent que leurs intérêts.
C’est pour quand notre revolution à nous??
J’ai lu votre article, cher Mr.Lamrabt, je tiens à vous presenter toute ma sympathie.
Merci de nous avoir informés de ce qui attend chacun d’entre nous à tous les détours .Il vaut mieux y être prêt psychologiquement que de tomber dedans à l’improviste. La dictature est le pouvoir primitif, digne du règne animal, de réduire tout un peuple à un seul individu impuissant, traitable et corvéable à merci exactement comme un fauve, en pleine jungle, choisit sa proie au milieu d’un troupeau sauvage , l’isole et la terrasse impitoyablement .Cela me rappelle juste hier ces fameuses unités en civil dont les membres sont appelés des aigles et qui s’attaquaient aux membres du mouvement du 20 février dans l’isolement à la fin des manifestations. C’est sanguinaire, instinctif et inhumain .Ce qui vous arrive illustre parfaitement ce constat. Nous ne pouvons qu’admirer votre attachement à votre pays au-delà de tous les sacrifices et de sérieux risques encourus et vous assurer de notre entière solidarité et communion d’esprit. Demain le soleil se lèvera, le Nôtre !
Je sais cher Ali que tu es inébranlable, mais je te dis tiens bon quand même…
Ton calvaire avec les autorités locales du Makhzen alaouite est digne d’un film hollywoodien… En lisant ta chronique faite d’une succession de faits dignes d’un scénario exotique parfait, un type ayant grandi dans un Etat normalement constitué va croire à une fiction, alors qu’il s’agit de la pure réalité au pays du Makhzen !
Les sbires du Makhzen alaouite n’ont pas peur du ridicule et sont prêts à tout, même à vendre leur famille pour la gloire de Sidhoum ! Ils appellent ça lqoualeb [mettre des bâtons dans les roues des ennemis du pays ] ! Bande de racaille ! Pour eux, tous ceux qui dénoncent les injustices du Makhzen et d’une façon plus générale tous ceux qui critiquent le régime alaouite et ses travers sont des traîtres, il faut leur pourrir la vie !
Contre un Klebs qui veut manger la gamelle qui mijote sue le feu dans la cuisine, je mettrais le feu à un bois de menuisier. Je nhésiterais pas à adopter un klebs racé du genre pitbull. Rien de tel pour retrouver les airs sains dans ma bulle!
Je suis un Marocain qui vit a l’etranger. Ma femme veut rentrer au « bled ». Mais quand je lis ce que des hommes honnetes vivent au quotidien. Je me dis: Je vais rester la ou je suis. La ou tout le monde est libre. Ou la loi est au dessus de tous. Meme des hommes les plus puissants.
Au Maroc, personne n’est libre. Meme ceux dans l’entourage du roi peuvent se prendre des claques de leur patron a n’importe quel moment. C’est un systeme dictatorial qui se repete a toutes les echelles. Meme le plus minable des moqaddems est un petit dictateur en puissance. C’est juste une affaire de degres. C’est tout.
Il y’a tres peu de veritables democrates au Maroc. Tres tres peu. C’est ca notre malheur.
Bâ-Ali, Allah’IYhafdek.
Je te lisais avec de courts « flash back » d’images et de personnages du film Z : Il y a toute une galerie de personnages sortis comme on dit d’un roman : Vago, Yago, le conducteur du tricycle, le Colonel de la gendarmerie (Tiens ça me rappelle Si’Mohammed Mellouki !) et toute sa belle équipe qui devait « recevoir et traiter » le courageux député socialiste. Fondé sur un fait réel : «l’assassinat du député grec Lambrakis en 1963 [...] assassinat organisé par des éléments de la police et de la gendarmerie et camouflé au départ en accident».
Bien sûr, Z se passait dans un pays « riche » et, dans tous les cas, en 1963 comme aujourd’hui, il y a toute une différence entre le pays de Z et le pays du ((«خ»)) , lettre comme la première d’un mot » Que rigoureusement, ma mère. M’a défendu de nommer ici.»
Ce que tu vis est plus que dramatique, c’est du romanesque ! Tu as l’honneur de côtoyer et de vivre avec des personnages sortis tout droit d’un roman de Kafka. Mon préféré est le menuisier !
Je sais que ça prend du courage, une détermination, une patience et un amour fou du Maroc et de ses habitants pour y vivre. En réalité le verbe choisi VIVRE n’est pas le mot idoine, c’est plutôt de survivre qu’il s’agit et tu es en train de survivre mais à quel prix pour toi, pour ta famille, pour ton entourage affectif et pour Le Maroc ! À quel coût pour TOUT le MAROC !…
Si tu pouvais filmer les scènes que tu viens de si bien décrire, il en sortira un magnifique film. Pour le titre, tu n’auras que l’embarras du choix : Scènes de la vie marocaine de chez moi à Bâb Rouah ; un titre court et qui gagnera mon suffrage
(«خ»)).
Sur Slate Afrique, il y a un Monsieur (Et je te précise qu’à lui tout seul, il forme l’ÉLITE du Palais !) qui critique la critique en nous invitant à «adhérer au processus d’instauration de l’État de droit en cours au Maroc ». De son excellentissime texte, tu verras que ce que tu vis est « NORMAL » puisqu’un « intellectuel du Palais» nous apprend le 04-09-2012 que le Maroc n’est pas un État de droit comme le pensent certains idiots, mais que le «processus d’instauration de l’État de droit [EST] en cours au Maroc » ! Depuis quand ce « processus» est en cours ?…
Lorsqu’on le lit, ce que j’ai fait avec plaisir puisque je lui ai collé un graffiti, on ne peut que constater que le Roi est vraiment nu et il est beau tout nu ! Si sa garde militaire et policière semble (ce qui n’est pas certain puisqu’il y a au moins un Mustapha Adib !) solide, sa garde « intellectuelle » est en piteux état comme Son État.
Ta respectueuse, bien affectueuse et baveuse Asçotta.
Si le torchon de Mohammed Mraizika t’intéresse ; mon graffiti y est :
http://www.slateafrique.com/93949/tribune-maroc-anti-baya-ou-la-clownerie-du-trocadero
tu peux me croire,ma chère Asçotta.Je n’ai pas pu finir la lecture du torchon de Mortazika,pardon Mraizika,car j’ai eu un haut le coeur en lisant les premiers paragraphes.Ce perroquet,dont les diplomes n’ont pas réussi à le rendre honnete intellectuellement,est très ambitieux .D’abord,il est en France es service commandé.Il est grassement payé pour faire la propagande du Makhzen.Sinon,il fait montre de son excès de zèle en matière de flagornerie et de services rendus en vue d’un poste de responsabilité futur au sein de l’appareil makhzenien.Avec ses diplomes qui l’ont plutot debilisé,le sinistre Mraizika(cela me rappelle Mriziga la nausébonde de Casa)deviendra surement doyen d’université ou plutot chef d’une division dans un des nombreux services de securité.
J’ai dit Mortazika car je pense aux Martazika(mercenaires) de la plume qui est le cas du propagandiste « kari 7ankou » Mraizika(ka).N’avez pas remarqué qu’ils deviennent nombreux,ces zouaves,comme Loyal, Farid Mnebhi, Mellouki,etc.Le comble ,c’est qu’ils sont rémunerés avec l’argent des contribuables.Du Kafka pur sucre
J’ai eu plaisir à lui coller un autre graffit, à notre « MORTAZIKA » :
Exacte, Chef : «Le ridicule ne tue pas» !
Ma grand’mère insiste encore, lorsqu’elle me voit lire la bouche ouverte devant l’écran pour que je lui dise ce que j’ai appris.
J’ai eu « le manque de respect» de lui répondre il y a cinq minutes :
- Je viens de trouver la preuve irréfutable et concrète que «Le ridicule ne tue pas» !
- Comment ça ? Qu’elle me rétorque !
- Mamie, et heureusement que le ridicule ne tue pas ! Répondis-je du tact au tact ! Je ne l’aurais jamais su sans ce texte scientifique que j’ai sous les yeux.
- Raconte-moi donc ça avant que je ne meurs idiote (C’est sa hantise !).
- Mais non Mamie, tu as déjà prouvé à l’humanité entière que tu ne l’es pas, ni toi, ni tous ceux de ta génération qui ont vu notre Sidna…
Elle osa m’interrompre, chose exceptionnelle chez ma vieille, en me faisant bien voir sa gène (Ou était-ce sa honte ?)
- « Allah yaskhatt é’liîh oua’ala tariiktou …# ???*+*+*&###\\\\\» !
De gros mots « » Que rigoureusement, ma mère. M’a défendu de nommer ici.»
Si le ridicule pouvait tuer, il est certain que la littérature en général, la politique en particulier, et non seulement celles de notre pauvre Maroc mais celles de toute l’Humanité, auraient été bien appauvries sans le texte du Professeur Mohammed Mraizika, que je remercie ici et très vivement, en mon nom personnelle et en celui de ma chère Mamie qui mourra certainement un jour de rire à me voir crier « Vive Le Roi » dans mes cauchemars.
Cher Ali,
bon courage pour ton combat et je te souhaite beaucoup de patience et de sang froid. Merci de continuer a exercer ton metier et a ne pas prendre le chemin de la facilite en te courbant face au pouvoir en place. Je suis sur que le Maroc te sera reconnaissant dans le futur.
C’est bien beau la compassion , mais Il ne suffit pas de dire « Allah ya7adhek », « tiens bon », « rabbi m3ak », « bon courage! » Il faut agir et vite ! En premier lieu , ness Tétouan…Ceux qui lisent demain online peuvent au moins le rapporter « aux anti-baltadjis » de tetouan qui ne se connectent pas (et ils sont nombreux!) qui sauront nettoyer ces drogués, prostituées et autres malfaisants certainement envoyés par le makhzen. Quand au squatteur le menuisier il sera carrément raboté! Il n’y a que la matraque qui rendra ces macaques dans le droit chemin!
En plus il faut prévoir des marches de protestations sans interruption jusqu’à obliger le caïd (de Cincinnati ) de mettre son tapis pour ne pas perdre sa place et l’argent qu’il gagne!
Du moment que les alaouites ont fait soufrir les rescapes de Tazmamert par Boukhrarou puisqu’il n’ y avait pas d’assainissement, ni eau potable, ils veulent faire la meme chose avec le journaliste Ali Lmrabet.
Le Boukhrarou est une arme de destruction massive que les opposants marocains redoutent, sous estiment, ou meme ignorent.
les detenues de droit commun, ont droit a l’assainissement et l’acces a l’eau potable, tandis que ceux qui veulent deloger les alaouites de leurs terre promise, auront la mesaventure de vivre sans assainissement, et sans acces a l’eau potable.
les alaouites sont tres intelligents car le boukhrarou est une arme strategique capable de neutraliser les pires revoltes de l’humanite, raison pour laquelle le maroc detient le record mondiale en bidonvilles et habitat insalubre.
Seul la dynastie alaouite dans le monde peut faire usage a boukhrarou qui a cause un retardement mental et une incapacite de reflechir pour la quasi totalite des marocains.
le gaz moutarde qui a decime une partie de la population en Europe et en Afrique du nord au debut du 20 siecle, ne peut etre comparee au boukhrarou des alaouites.
c est pour te rendre la vie degoutante a tetaouin,cher Ali..
par ces actes,qui ne sont plus banales,le makhzen espere te forcer a quitter la ville pour l etranger.il parait que c est la tactique qu il applique envers les doubles nationalites qui derangent
Bon courage Mr. Lmrabet. Tenez bon.
fonce le clou Mr labrabet,le makhzen est au pied de mur,désespéré.