Les juifs marocains, plus grande communauté juive du monde arabe

Été 1983, Tamo et Meyer, 80 ans, sont les dernier juifs berbères du Haut Atlas. © Abderrahim Youssi

REPORTAGE | A l’occasion de l’exposition “Les juifs dans l’orientalisme”, au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme jusqu’au 8 juillet, retour sur la saga du judaïsme marocain.

Ils n’ont jamais voulu partir. Refusant de se laisser bousculer par l’Histoire. Sourds aux appels de la Terre promise. En cet été 1983, Tamo et Meyer, 80 ans, savent qu’ils sont les derniers juifs berbères du Haut Atlas. La veille encore, des membres de la communauté, venus de Casablanca, ont tenté de les emmener dans un hospice de Marrakech. Mais ils ne quitteront pas les flancs ocre d’Aït Bouguemez. Et qu’importe s’ils ne sont plus en mesure de vivre de leur métier – bourrelier pour lui, tisserande pour elle. Ils savent qu’ils peuvent compter sur les familles du village. Dans la soirée, le fils des Janane, chauffeur routier, rapportera de Béni Mellal de la viande kasher. Demain, l’une des filles des Beigha déposera du grain, des œufs et des légumes. Normal, entre voisins ? Peut-être. Mais surtout emblématique de ce judaïsme marocain qui compte aujourd’hui trois mille âmes. Certes, c’est peu au regard des deux cent cinquante mille de 1945. Mais cela n’en fait pas moins la plus grande communauté juive du monde arabe.

« Il est probable que les premiers juifs sont arrivés
au Maroc au Ve siècle av. J.-C., après la destruction
du premier Temple de Jérusalem. »
Mohammed Kenbib, spécialiste
de l’histoire du judaïsme marocain

« Il y a les juifs. Et il y a nous, les juifs marocains », s’amuse Hervey Levy, chef d’entreprise d’Agadir. La quarantaine, père de deux enfants, il vit avec tous les siens dans sa ville natale. « Nous faisons partie intégrante de l’évolution de ce pays. Nous y avons toujours eu notre place et personne ne la conteste. »

Il faut remonter à la nuit des temps pour trouver l’origine de cette histoire qui a vu juifs et musulmans partager les mêmes langues, superstitions, saints, souverains ou ennemis, comme le rappelle l’exposition « Les juifs dans l’orientalisme » du musée d’Art et d’Histoire du judaïsme à Paris. Le Maroc y est largement représenté, notamment avec la célèbre Noce juive de Delacroix (1841), mais aussi dans les tableaux de Jean Lecomte du Nouÿ, Alfred Dehodencq ou Jean-Léon Gérôme. LaMadeleine de ce dernier, en bronze doré et patiné, porte ainsi le costume des mariées juives du pays.

« Il est probable que les premiers juifs sont arrivés au Maroc au Ve siècle av. J.-C., après la destruction du premier Temple de Jérusalem, explique le professeur Mohammed Kenbib, grand spécialiste de l’histoire du judaïsme marocain. Vinrent ensuite ceux chassés par la destruction du second Temple, en l’an 70, entraînant la judéisation des Berbères, comme il y a eu berbérisation des juifs. Les Andalous sont arrivés en 1492, avec l’Inquisition. »

Les juifs bénéficient du statut de « dhimmis ». « Ce sont des protégés du sultan,poursuit Kenbib. Ils peuvent pratiquer leur religion mais reconnaissent la suprématie de l’islam et payent un impôt particulier. » L’intégration du Maroc dans le marché économique mondial, au XIXe siècle, met à mal l’équilibre culturel, social et économique trouvé entre les populations juives et musulmanes. Les artisans juifs doivent faire face à la concurrence des machines et des objets manufacturés venus d’ailleurs. Et cela s’accentue avec le protectorat (1912-1956), qui entraîne une certaine prolétarisation de la communauté. Sans parler des colons, qui occupent désormais le rôle d’intermédiaires avec l’Europe, jadis dévolu aux juifs.

A l’arrivée des Français, ces derniers doivent également faire face à un antisémitisme jusqu’alors inconnu au Maroc. Dès 1940, les lois antijuives de Vichy y sont appliquées. Sauf qu’entre 1941 et 1943 les musulmans n’hésitent pas à leur servir de prête-nom pour éviter que leurs biens soient séquestrés. Quant au roi Mohammed V, qui avait ouvert les portes du royaume aux juifs d’Europe persécutés dès les années 1930, il a ostensiblement fait savoir aux autorités françaises qu’il ne faisait aucune distinction entre ses sujets.

« Après la Shoah, il fallait redonner aux juifs de nouvelles
raisons de vivre et d’espérer. C’est au Maroc que se trouvait
la communauté la plus importante d’Afrique du Nord. »
Emile Sebban, fondateur de
l’Ecole normale hébraïque de Casablanca

Les juifs marocains ont ainsi traversé la tourmente sans grands dommages, contrairement aux juifs d’Europe, quasiment rayés de la carte. C’est donc naturellement vers eux que se tournent les sionistes (1) pour peupler le nouvel Etat d’Israël. Dès 1947, des centaines d’agents sionistes parcourent à cette fin le Maroc, forçant parfois la main à une population totalement intégrée dans la société. Les départs s’accentuent ensuite avec l’indépendance du pays (1956) et la guerre des Six-Jours en Israël (1967).

Aujourd’hui, au Maroc, cette histoire vieille de près de deux mille cinq cents ans est vaguement enseignée dans les manuels scolaires. Pourtant, elle est partout, inscrite à jamais dans le paysage. Et bien sûr dans les ruelles des mellahs, ces quartiers jadis dévolus aux juifs, à ne pas confondre avec les ghettos fermés d’Europe. Celles de Rabat portent toujours leurs noms. Rue Shalom-Zaoui, rue David-Cohen… Plus un seul juif n’habite ici. Ceux qui résident encore dans la capitale du royaume se sont éparpillés en ville. Mais c’est surtout à Casablanca que l’on trouve le gros de la communauté.

En ce début avril, veille de Pessah (Pâque juive), l’heure y est à la fête. Voilà maintenant plusieurs jours que Marcelle Sebban et son amie Sarita Harrus (respectivement 83 ans et 94 ans) sont sur le pont. La première était professeur de mathématiques. La seconde, institutrice, a aussi voué sa vie à l’éducation. Elles et leurs maris symbolisent le rôle joué, au sein de la communauté juive marocaine, par les institutions scolaires de l’Alliance israélite universelle, cette société culturelle juive internationale fondée en France en 1860. Comme le rappelle Marcelle, « l’Alliance a amené l’émancipation par l’instruction. »

Né en Algérie, Emile Sebban, le mari de Marcelle, est arrivé au Maroc au lendemain de la guerre pour créer l’Ecole normale hébraïque de Casablanca, en 1946. Au programme, un enseignement moderne, hébraïque, français et arabe d’excellente qualité. « Après la Shoah, il fallait redonner aux juifs de nouvelles raisons de vivre et d’espérer. Nous n’aurions pas pu ouvrir cette école ailleurs. C’est au Maroc que se trouvait la communauté la plus importante d’Afrique du Nord. A l’époque, nous n’avions pas conscience qu’elle allait ­massivement émigrer vers Israël, la France ou le Canada. » ­Aujourd’hui, l’école, située dans le quartier résidentiel de l’Oasis, compte encore 150 élèves.

Presque tous les enfants Sebban, désormais dispersés à l’étranger, y ont étudié. Et c’est pour les accueillir que Marcelle court les rues de Casa, où l’effervescence de la fête de Pessah est à son comble. La boucherie Amar ne désemplit pas. Idem pour la pâtisserie de Norbert Fahl. Les indigents de la communauté ne s’y sont pas trompés, faisant la manche alternativement en arabe et en français. Ouverte en 1945 par la grand-mère de Norbert, la maison débite meringues, ­biscuits secs et autres gâteaux kasher. D’autant que la boutique est mitoyenne de la synagogue Beth-El, l’une des trente synagogues de la ville. Construite en 1949 dans un style arabo-andalou, elle accueille les cérémonies officielles en ­présence des représentants de Mohammed VI. Tous les ven­dredis soir, on y bénit le roi et ce pays, dont la nouvelle Constitution stipule que l’unité « forgée par la convergence de ses composantes arabo-islamiques, amazigh [berbère, NDLR] et saharo-hassani s’est nourrie et enrichie de ses affluents africains, andalous, hébraïques et méditerranéens ».

« La saga du judaïsme marocain est trop profondément
ancrée dans l’histoire de ce pays pour disparaître. »
André Azoulay, conseiller de Mohammed VI

Alors, tout irait pour le mieux dans le Royaume chérifien ? Non. La communauté se réduit chaque jour davantage, et sa moyenne d’âge est élevée. Le pays va mal. Les islamistes « modérés » sont au pouvoir. Les inégalités sont criantes, la délinquance en hausse, et c’est sur ce terreau que prospère un islamisme radical à l’origine des attentats de Casablanca, en 2003. « Un juif, c’est désormais une abstraction. Non plus le voisin ou le cordonnier, mais celui qui est en Palestine et fait du mal »,regrette le militant associatif antisioniste Sion Assidon (lire encadré ci-dessous).

On fait avec. D’autant que certains enfants reviennent au pays. « Après ses études en France, mon aîné a accumulé des stages payés une misère, raconte Norbert Fahl, le pâtissier. A Casa, il a immédiatement trouvé du travail. » Idem pour Yoav, le fils Amar, parti à l’étranger six ans durant, qui a ouvert une sandwicherie kasher mitoyenne à la boucherie de ses parents, fréquentée à 95 % par des musulmans.

« La saga du judaïsme marocain est trop profondément ancrée dans l’histoire de ce pays pour disparaître », affirme André Azoulay, hier conseiller économique de Hassan II, aujourd’hui conseiller de son fils, Mohammed VI. « Pour en comprendre la réalité contemporaine et les ressorts, pensez à ce million de juifs marocains dispersés sur tous les continents et qui, génération après génération, ont su et voulu cultiver leur mémoire, affichant sans complexe la richesse de leur marocanité. »

Sion Assidon, lui, fait un rêve. « Au XII-XIIIe siècle, la dynastie musulmane berbère des Almohade, qui domina l’Afrique du Nord et l’Espagne, avait réduit la communauté juive à néant. Mais à peine ont-ils perdu le pouvoir qu’elle renaissait de ses cendres. Avec un peu de chance, l’histoire pourrait se répéter… »

Yasmine Youssi (Télérama)

A Casa, le musée du judaïsme

Elle arpente les allées des antiquaires des médinas. Alpague un vendeur. « Quoi, tu vas vendre ce manteau de Torah aux Américains ? On ne nous donnera même pas de visa pour aller le voir. Honte à toi ! » Zhor Rehihil, conservatrice du musée du Judaïsme marocain – le seul musée juif du monde arabe –, voit son énergie décuplée lorsqu’il s’agit de se battre pour son établissement, fondé par Simon Levy en 1997. L’institution, nichée dans un ancien orphelinat, paraît bien petite au regard des musées occidentaux. Elle n’en est que plus forte, parce qu’elle raconte aux Marocains leur propre histoire à travers une poignée de trésors. Comme cette extraordinaire estrade de lecture de la Torah du XVIIIe siècle, couleur vert d’eau, en bois, dénichée dans les sous-sols de la grande synagogue Toledano de Meknès.

Juif et arabe à la fois

Juin 1967, avec la guerre des Six-Jours, de nombreux Juifs marocains plient bagage. Tous pourtant ne réagissent pas de la même manière. « C’est là que s’est forgée ma conscience politique », se souvient Sion Assidon. Lui est né en 1948, à Agadir. « Assidon est un nom berbère, dit-il. J’appartiens au Maroc. Je suis arabe, issu de la communauté juive. En 1967, j’ai été sommé de me définir. J’ai pris le parti des opprimés, les Palestiniens. » Assidon appartient à une longue lignée de Marocains, juifs, impliqués dans un combat citoyen pour leur pays. Ses aînés, alors communistes – emmenés par l’écrivain Edmond Amran El Maleh (1917-2010), l’ingénieur des mines Raphaël Scemama (1918-2012, né au Maroc mais de nationalité tunisienne), Abraham Serfaty (1926-2010) ou le linguiste Simon Levy (1934-2011) –, se sont battus pour l’indépendance. La génération suivante, souvent engagée à l’extrême gauche, a affronté Hassan II. Tel Assidon, torturé et emprisonné de 1972 à 1984. Il anime, depuis 1996, Transparency Maroc, l’association qui lutte contre la corruption des pouvoirs publics.

(1) Le mouvement sioniste est né à la fin du XIXe siècle, sous l’impulsion de l’écrivain austro-hongrois Theodor Herzel (1860-1904). Il prône l’installation du peuple juif en Palestine dans le cadre d’un Etat indépendant.

À voir
 Les juifs dans l’orientalisme, exposition jusqu’au 8 juillet 2012 au musée d’Art et d’Histoire du judaïsme, Paris 3e.
Tél. : 01 53 01 86 60. Catalogue, coéd. Mahj et Skira/Flammarion, 200 p., 35,50 €.
Tinghir-Jérusalem : les échos du mellahvidéo de Kamal Hachkar.

À lire
 Juifs et musulmans au Maroc, 1859-1948, doctorat du Pr Mohammed Kenbib, édité par l’université Mohammed-V de Rabat. Uniquement disponible en France, à la librairie du musée d’Art et d’Histoire du judaïsme, à Paris. Tél : 01 53 01 86 60.
 Juifs parmi les Berbères, photos d’Elias Harrus, éd. Beth Hatefutsoth, musée de la Diaspora, 1999, 31 p., 13,72 €.
Une enfance juive en Méditerranée musulmane, sous la direction de Leïla Sebbar, éd. Bleu autour, 368 p., 26 €. Musée du Judaïsme marocain de Casablanca. Tél : +212 522 99 49 40.

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Posté par le 30/06/2012. inséré dans Kiosque, Sliders. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Les commentaires et les pings sont actuellement fermés.

20 Commentaires pour “Les juifs marocains, plus grande communauté juive du monde arabe”

  1. époché

    Bonjour

    Les actes de démystification de la situation du judaïsme marocain quoiqu’ils soient louables et nécessaires ne manquent pas de reproches
    L’une des failles consiste à expliquer les problèmes du judaïsme marocain par le sionisme alors que son sort avant le sionisme – par ailleurs nettement meilleur que souvent ailleurs – n’était pas exemplaire

    Par ailleurs, l’immigration juive ne s’explique pas exclusivement par le sionisme
    La première génération est allée massivement vers Israêl , mais est-ce sous l’emprise du sionisme –d’el alyah עאליה- ou d’une situation sociale désastreuse qui empêchait de rester au Maroc comme d’aller ailleurs qu’en Israêl

    Quant à la deuxième génération, son départ s’explique par l’immigration naturelle qui a touché toutes les composantes de la population du Maroc mais surtout par la guerre de 1967
    Vu que cette guerre avait montré que les Arabes étaient incapables de réaliser une victoire militaire, d’autres moyens étaient examinées et notamment ceux qui consistait à utiliser les populations juives du monde arabe – présentées pour les besoins de la cause comme la 5 éme colonne d’Israêl

    Une bonne partie des juifs qui restent au Maroc sont antisionistes –attitude très minoritaire chez les juifs- ce qui n’est pas mauvais, loin de là
    Ce qui est mauvais, c’est d’embellir la vérité or la vérité devient moche quand on l’embellit

    Cordialement

  2. touzani

    Une communauté qui a su preserver l essentiel:sa foi et ses liens avec « la terre promise ».
    En revanche ce qui me fait mal dans ce reportage,on ne parle pas des collabos juifs lors de la colonisation française.Et pour la plupart ,ces juifs ont la nationalité feançaise.
    Allez demander un visa vous bouguern bouedden benjilali……………………….

  3. Juif du Rif

    Je ne sais pas pourquoi vous insistez à nous coller à votre monde arabe. Les arabes prétendent une fraternité basée sur la religion musulmane et là vous parlez de juifs, je ne sais pas ce que le terme arabe vient foutre là. Demainonline un peu de réalisme et de respect S.V.P

  4. Ouday

    Injustement arrachès à leurs racines ; ces bèrbères juifs ont ètè chassès vendus pour une poignèe de dollars -en somme le marocain ne vaut pas grand chose que quand il rapporte qq sous !!! les malheureux très attachès à leur terre ont ètè forcè de quitter leur douars vers l’inconnu ! les berberes superficiellement musulmans ont subi un lavage du cerveau anti-sèmite au point de s’accuser mutuellement de juif à la moindre querelle entre membres d’une mème famille – de faux tèmoins et le caid vous prive de libertè 15 jrs pour avoir accuser qq de juif – pourtant la plupart de es bèrbères sont des dèscendants de juifs – les ècoles n’exestaient pas du tout – les synagogues en pisè fermaient les mosquèes prenaient place

  5. Moi

    En tant que marocain et musulman, je dis que les Juifs marocains sont dans leur pays au Maroc et que cela plaise ou pas à certains.

  6. Yigal Bin-Nun

    Emile Sebban n’a pas fondé l’Ecole Normale Hébraïque de Casablanca. C’est plutôt le rabbin Isaac Rouche de Tlemcen qui l’a fondé

  7. Le Bérbére

    Bonjour..
    “Les juifs marocains, plus grande communauté juive du monde arabe“
    Faux, la plus grande communauté est en Algerie, aux jours d’aujourd’hui, l’Algerie compte plus d’un million, c’est vrais qu’ils se revendiquent pas comme telle, par crainte de représailles.
    La major-partie des juifs “marocains“, on quittés l’Algerie juste apres “l’indépendance“
    Vous avez qu’a regardeé l’histoire des juifs en France, plus de 50% d’entre eux, sont née en Algerie.

  8. rachid

    REMARQUES A DESTINATION D’EPOCHE

    1. « L’une des failles consiste à expliquer les problèmes du judaïsme marocain par le sionisme alors que son sort avant le sionisme – par ailleurs nettement meilleur que souvent ailleurs – n’était pas exemplaire ».

    LE SORT DES RESSORTISSANTS MUSULMANS N’ETAIT PAS PLUS EXEMPLAIRE.

    2. « Vu que cette guerre avait montré que les Arabes étaient incapables de réaliser une victoire militaire, d’autres moyens étaient examinées et notamment ceux qui consistait à utiliser les populations juives du monde arabe – présentées pour les besoins de la cause comme la 5éme colonne d’Israêl »

    CELA FLEURE BON LE « SUPREMACISME », INHERENT AU SIONISME.

    • époché

      Remarques à l’intention de Rachid

      « CELA FLEURE BON LE « SUPREMACISME », INHERENT AU SIONISME. »

      Dans les guerres israélo-arabes , les arabes ont obtenu une seule victoire sur Israël lorsque le Hizbollah a chassé ce dernier du Sud Liban

      On aimerait bien vaincre le sionisme mais dans la réalité pas dans le rêve

      Et puis cette condamnation par la parenté avec le sionisme implique –comme beaucoup d’Arabes qui ont la capacité extralucide exclusive de critiquer une chose sans la connaître- que vous ne connaissez pas le sens du terme « sioniste » qui est d’être partisan de l’existence d’un état juif en Palestine
      Aujourd’hui, l’autorité palestinienne reconnaît ouvertement l’Etat juif sur une partie de la Palestine historique
      Quant au Hamas, il est pour une reconnaissance de facto car il est partisan d’une trêve illimitée avec Israël – ce qui revient à la même chose aux subtilités linguistiques connotatives prés
      Donc si les Palestiniens sont pro sionistes, devrait-on reprocher aux non palestiniens de l’être à moins de vouloir qu’ils soient plus « royalistes que les rois » ?

  9. Houcine

    Puisque ce que je pense dire, il ne sera pas publié, je me limite à saluer Monsieur Touzani.

    Houcine__

  10. Houcine

    Quelques mremarques concernant le judaisme marocain:

    @juif du Rif

    (1) `a notre connaissance, sauf `a l´ epoque des Tribus de Debdou chassees par Bouhmara, le Rif n´a jamais eu une population juive.

    (2) concernant les fuyards voleurs, qu´avaient-ils fait avec toutes les grosses reserves de l´or marocain depuis la dynastie des saadiens et la route vers Tomboukto?

    (3) excluant quelques compatriotes calibre Ibrahim as-Sarfati, le role de cette franc maconnerie au service des sultans alaouites et de la france coloniale, pourrait-il accorder aux mouchards et aux escrocs le droit de la citoyennete marocaine?

    (4) le judaisme d´ Andre Azoulay et d´ Epoche est tres ancre au Maroc, grace aux brigands alaouites qui ont fait de leur mafieux clan les plus fideles des agents.

    Houcine__

    • époché

      Le Marocain est amazigh , juif , arabe et africain
      Je suis marocain
      Je ne suis pas juif
      J’aurais été honoré de l’être comme d’être amazigh ,arabe ou africain

  11. zaim

    De pauvres gens, comme leurs compatriotes musulmans,car il fut un temps ou presque tous les marocains voulaient emmigrer pour ameliorer leur quotidien,nos compatriotes juifs ne sont pas qu’en israel,ils sont partout ailleurs ceux ayant crut a la chimere du retour en terre promise furent les moins ruse et les plus pauvres generalement

  12. Houcine

    Tous ces sages humanistes qui sympathisent et rendent hommage aux escrocs, pourraient-ils nous parler de la collaboration des traitres avec la colonisation et le rôle des loges juifs à Tanger, Volubilis, Casablanca et Lion Club d´Agadir?

    Pourquoi ces innocents avaient-ils fui le Maroc en toute obscurité?

    Qui fut Nassim Cohen, Groupe Schneider et Hubert Jaques? Pourquoi Hubert Lyautey résident général et pas Renault? Affaire tribu des béni Zaroile et pour quelle raison Steeg remplaça-t-il Lyautey? Qui avait réussit à organiser l´Espagne et la France contre Abdelkarim au Rif?

    Assez de prendre nos marocains berbéristes pour des aghyoules!

    Houcine__

  13. Juif du Rif

    Houcine

    « le Rif n´a jamais eu une population juive »

    Il faut se renseigner plus, au Rif(notamment le rif central et occidental) y’avait depuis toujours des juifs et ils y ont laissé des traces notamment le cimetière et les noms hérités.

  14. AMESLI

    Schizophrenia….

    Quand on lit un débat sur un phénomène marocain on est immédiatement frappé de plein visage par des explosions sentimentales. Comme si les juifs ayant vécu au
    Maroc depuis des millénaires avaient été des extra-terrestres.

    Les faits sont ici. Fuyants les guerres au Moyen-Orient et la persécution des tribus juives ont suivi la route naturelle du Sahara et des oasis pour se réfugier au Maroc. Et s´y sont installées.

    Rien d´extraordinaire. Les exodes dans nos régions sont plutôt une régle qu´une exception.

    Puis quand Hitler et compagnie ont exterminé les autres juifs européens, les sionistes avaient besoin de sang neuf juif , puis ce fut l´autre exode vers Israël.
    Beaucoups moururent de chagrin dans ces nouveaux camps de concentrations socialistes sionistes ou comme chair de canon.

    Et le cercle est fermé. Au Maroc, ce qui restèrent essayent de renouer avec un passé enterré depuis longtemps. Puis on a eu l´industrie de la nostalgie.
    Brusquement on découvre que comparé aux autres pays le Maroc a été quand même un bon pays pour tous ses citoyens, juifs ou pas juifs.

    Quant au traîtres on les découvre parmi toutes les composantes de la société marocaine, juifs et non juifs, Imazighens ou non. L´histoire continue.

  15. boghilass

    on est pas des arabes, nous sommes pas dans un pays arabe et arrêtes de nous comparer avec ses bédouins pov con

  16. AMESLI

    Schizophrenia…(II)

    De quoi s´agit-il ? En fait rien d´extraordinaire , des tribus de confession juive ont vécu au Maroc depuis plus de 2000 années, bien avant l´arrivée de l´Islam.

    D´abord croyants en des dieux locaux, puis des divinités phéniciennes, romaines, gréco-romaines puis converties au christianisme nos tribus amazigh
    adoptèrent l´Islam. Certaines familles amazigh adoptèrent le judaïsme.

    Puis, on a eu l´autre immigration andalouse celle lá aprés la chute de Grenade .
    Avec en plus des Andalous musulmans, un grand nombre de familles juives.

    Pendant des siécles ces gens ont vécu côte à côte sous des empires musulmans
    comme les Almohades, les Almoravides etc..L´identité marocaine avec un creuset amazigh, des apports arabo-musulmans et des apports juifs est devenue une réalité.

    Cela ne veut pas dire que vivre au Maroc a été facile quand on a été une minorité, mais certaines petites villes comme Boujad n´a jamais eu de Mellah
    et les familles juives ont vécu côte à côte avec leurs voisins. Comme dans les villages reculés de l´Atlas.

    Comme exmeple la région des Aït-Bouguemez, où les mariages mixtes ou du moins mariages entre des descendants lointains de familles juives aet des gens du bled ont été fréquents.

  17. Houcine

    Boughilass

    Puisque il n y a plus d´or au Maroc, avec quelques kilos de bon Haschisch, il faut rejoindre les Béni Briths au Canada. La bas, il n´y a ni arabes, ni musulmans!

    (bon voyage et bonne chance en terre promise)

    Houcine__

  18. AMESLI

    Schizophrenia….(Fin)

    Parmi les juifs marocains comme d´ailleurs parmi les autres citoyens marocains on a eu l´élite francophone ou hispanophone, une minorité occidentalisée et qui orienta ses enfants vers les écoles coloniales, mais aussi la grande majorité des juifs marocains artisans, fellahs, petits négociants c´est à dire le peuple.

    Comme parmi les autres communautés à travers les régions du Maroc, on a eu les patriotes qui ont lutté contre le colonialisme, les collaborateurs, les traîtres ou autres. Ni plus, ni moins.

    Mais ce qu´on oublie dans ces ébats nostalgiques, c´est la trahison dont ont été victimes des milliers de juifs marocains. En 1948, aprés la Seconde Guerre Mondiale et les exterminations nazistes de millions de juifs européens, et l´occupation de la Palestine donnée comme compensation par les puissances européennes pour effacer leurs crimes, les sionistes avaient besoin de juifs pour peupler la Terre promise.

    Des centaines d´agents sionistes soutenus par les lobbis juifs américains sillonnaient le Maroc (et d´autres pays) pour semer la terreur parmi des citoyens marocains en leur brandissant le sort qui les attend chez eux. La Guerre Des Six Jours , les discours de Jamal Abdel-Nasser et autres qui au lieu d´affronter l´armée sioniste prirent comme cible des citoyens marocains en les taxant de  » juifs » fit le reste.

    L´exode fut massive. Mais il ne faut pas oubleir qu´en réalité, le Maroc avait trahi ses citoyens juifs et les a tout simplement vendus. Aux sionistes qui désiraient remplacer la race supérieure des juifs européens par des juifs de race inférieure marocains à contre coeur.

    En fait les sionistes calculaient que des milliers de juifs marocains allaient diaparaître rapidemnet dans les camps sionistes mais en laissant des enfants nombreux qui devraient devevnir de vrais sionistes.

    En effet, beaucoups de juifs marocains âgés périrent de chagrin dans un pays qui n´a jamais été le leur et surtout discréminés. Le mouvement des Panthères Noires et autres ne furent qu´un soubresaut car le Maroc et les sionistes avaient déjà conclu cette affaire. Payée au prix fort mais voilée sous la propagande d´une pare « arabe » et de l´autre sioniste.

    Qu´importe, le but était le même. Un marché.

    Ceci est la vraie histoire loin de la nostalgie et des larmes de crocodiles. Restent les vestiges, les mausolées juifs, les cimetiéres et des quartiers vidés après des millénaires.

    L´autre vraie histoire est que les problèmes dans ce Moyen-Orient ne font que commencer. Et il ne serait pas surprenant si demain, des milliers de juifs marocains décidaient de retourner au Maroc.

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