Lettre des 100 contre l’interdiction du colloque «Israël : un État d’apartheid ?»
Suite à l’interdiction du colloque prévu à Paris 8 intitulé «Israël : un État d’apartheid ?», Demain publie la lettre d’un collectif de chercheurs et de personnalités, parmi lesquels Étienne Balibar, Jacques Rancière, Olivier Roy, François Burgat, Sylvie Tissot, Alain Bertho, Roshdi Rashed, Judith Butler ou Luc Boltanski.
À l’attention de Pascal Binczak, Président de l’Université Paris 8
Monsieur le Président,
Nous tenons par la présente à vous faire part de notre consternation suite à votre décision de retirer l’autorisation que vous aviez préalablement accordée à la tenue du colloque « Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l’appel au boycott international : Israël : un État d’apartheid ? », qui devait se tenir les 27 et 28 février prochains dans votre établissement.
Cette décision nous semble particulièrement grave puisqu’elle met en péril la liberté d’expression et les libertés académiques. Les motifs que vous invoquez, et notamment le risque de « troubles à l’ordre public », ne nous semblent guère convaincants au regard des implications de votre décision.
Nous avons en effet appris que la direction de l’Université avait pris connaissance du programme du colloque et de la liste des intervenants avant de donner son accord, et que le Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Étudiantes avait même attribué une subvention de 2500 euros à l’initiative.
C’est donc bien suite à des pressions, voire des menaces venues de l’extérieur que vous avez décidé de faire machine arrière. Cela nous semble particulièrement préoccupant : l’Université doit-elle se soumettre aux pressions politiques, de quelque ordre qu’elles soient ? N’est-ce pas précisément sa fonction que de permettre que les libertés académiques puissent s’exercer dans les meilleures conditions ?
Nous ne partageons pas nécessairement les vues et les objectifs du colloque des 27 et 28 février. Mais l’essentiel n’est pas là. Ce qui est en jeu est en effet le droit de mettre en débat dans l’espace public, en l’occurrence dans ce lieu symbolique qu’est l’Université, des travaux et des opinions qui méritent d’être entendues et qui ne sont en aucun cas répréhensibles d’un point de vue légal.
Que le CRIF ne souhaite pas que certaines positions soient défendues est une chose. Qu’une institution universitaire cède à la pression et aux menaces en est une autre. Imaginerait-on un colloque sur le Tibet annulé au motif que des représentants officiels ou officieux du gouvernement chinois menaceraient de troubler l’événement ?
Monsieur le Président, il n’est pas trop tard pour reconsidérer votre décision. Ce serait au contraire tout à votre honneur de revenir à votre position initiale en permettant à ce colloque de se dérouler dans votre établissement, dont chacun mesure le précieux héritage, et de refuser de céder aux injonctions des adversaires de la liberté d’expression.
Pour signer la lettre ouverte, écrire à censurecolloqueparis8@gmail.com.
Le programme du colloque est disponible en suivant ce lien.
Premiers signataires : Gilbert Achcar (Professeur, École des études orientales et africaines, Université de Londres), Catherine Achin (Professeure, Science politique, Université Paris-Est Créteil), Mateo Alaluf (Sociologue, Université Libre de Bruxelles), Nicolas Angelet (Juriste, Université Libre de Bruxelles), Elena Aoun (Politologue, Université Libre de Bruxelles), Loïc Artiaga (MCF, Histoire, Université de Limoges), Houda Ayoub (ENS), Bertrand Badie (Professeur, Science Po Paris), Étienne Balibar (Professeur émérite, Université Paris-Ouest-Nanterre), Sophie Basch (Professeur des Universités, Université Paris-Sorbonne), Sarah Benabou (Anthropologue), Alain Bertho (Anthropologue, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Rudolf Bkouche (Professeur émérite, Université Lille I), Luc Boltanski (Sociologue), Pascal Boniface (Directeur de l’IRIS, IEE Paris VIII), Jean-Raphaël Bourge (ATER, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Nadir Bouzama (Professeur des Universités, UPMF Grenoble, chercheur PACTE CNRS), Alain Brossat (Professeur émérite, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Sebastian Budgen (Éditeur), François Burgat (Politologue), Judith Butler (Philosophe), Philippe Büttgen (Professeur, Philosophie, Université Paris I-Panthéon-Sorbonne), Sylvain Cantaloube (CNRS), Vanessa Caru (Historienne), Anissa Castel-Bouchouchi (Professeure de philosophie en classe préparatoire), Cristina Cerami (Chargée de recherche (CR1) au CNRS), Jean-Paul Chagnollaud (Professeur des Universités), Grégoire Chamayou (Philosophe, CNRS-ENS Lyon), Marion Charpenel (ATER, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Suzanne Citron (Historienne), Pierre Clément (MCU honoraire, Didactique de la biologie, Université Lyon I), James Cohen (Professeur, Institut du monde anglophone, Université Paris III), Philippe Corcuff (MCF, Science politique, IEP de Lyon), Olivier Corten (Juriste, Université Libre de Bruxelles), Pascal Crozet (Chargé de recherche au CNRS, Université Paris-Diderot), Eric David (Juriste, Université Libre de Bruxelles), Sonia Dayan-Herzbrun (Professeure émérite, Université Paris-Diderot), Laurence De Cock, (Professeure d’Histoire-Géographie dans le secondaire, Université Paris-Diderot), Nelcya Delanoë (Professeure émérite, Université Paris-Ouest Nanterre), Christine Delphy (Directrice de recherche émérite au CNRS), François Dubuisson (Juriste, Université Libre de Bruxelles), Cédric Durand (MCF, Économie, Université Paris XIII), Ivar Ekeland (Président honoraire du conseil scientifique de l’ENS et de l’Université Paris-Dauphine), Gérard Faÿ (Géographe, Université Paris-Diderot), Jacques Fontaine (MCF honoraire, Université de Franche-Comté), Franck Gaudichaud (MCF, Université Stendhal-Grenoble III), Jean-Luc Gautero (MCF, Philosophie des sciences, Université de Nice-Sophia Antipolis), Ferial Ghazoul (Université Américaine du Caire), Yves Gonzalez-Quijano (MCF, Université Lyon II, GREMMO, Chercheur en delegation à l’IFPO Beyrouth), Simon Grivet (Historien), Hugo Harari-Kermadec, (MCF, ENS-Cachan), Samuel Hayat (Chargé de cours, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Philippe Icard (MCF, Droit public, Université de Bourgogne), Richard Jacquemond (Enseignant-chercheur, Université d’Aix-Marseille), Samuel Johsua (Professeur émérite, Université d’Aix-Marseille), Nicolas Jounin (MCF, Sociologie, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Jean-Michel Kantor (Mathématicien, IMJ, Université Paris-Diderot), Razmig Keucheyan (MCF, Sociologie, Université Paris Sorbonne), Azadeh Kian (Professeure de sociologie, Directrice du CEDREF, Université Paris-Diderot), Anne Lagerwal (Juriste, Université Libre de Bruxelles), Christian Lavault (Professeur émérite, Université Paris XIII), Michel Le Bellac (Professeur émérite, Université de Nice-Sophia Antipolis), Hervé Le Crosnier (MCF, Université de Caen et Institut des Sciences de la Communication du CNRS), Frédéric Lebaron (Professeur, Sociologie, Université de Picardie), Olivier Lecour Grandmaison (Historien), Jean-François Legrain (CNRS-GREMMO), Catherine Lévy (Sociologue CNRS à la retraite), Jean-Marc Lévy-Leblond (Professeur émérite, Université de Nice-Sophia Antipolis), Daniel Lindenberg (Professeur émérite, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Michael Löwy (Sociologue), Henri Maler (MCF, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Amina-Aïcha Malek (Archéologie, CNRS-ENS), Dominique Manotti (MCF en retraite), Gilbert Meynier (Professeur émérite, Université Nancy II), Régis Morelon (Directeur de recherche émérite au CNRS, Histoire des sciences), Hugo Moreno (MCF en retraite, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Pierre Nicodeme (Informatique, CNRS, Université Paris-Nord), Joseph Oesterlé (Professeur à l’Université Pierre et Marie Curie), Philippe Olivera (Enseignant en lycée, éditeur), Elsa Oréal (Linguistique, CNRS), Anne-Marie Perrin-Naffakh (Professeure des Universités (en retraite), Bordeaux III), Louis Pinto (Sociologue, CNRS), Emmanuelle Picard (Historienne, ENS Lyon), Frédéric Pierru (Politiste, chercheur), Raphaël Porteilla (MCF, Science politique, Université de Bourgogne), Jacques Rancière (Professeur émérite, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Marwan Rashed (Histoire de la philosophie, ENS), Roshdi Rashed (Directeur de recherche émérite au CNRS, Professeur honoraire à l’Université de Tokyo, histoire et philosophie des sciences), Luciana Romeri (MCF, Langue et littérature grecque, Université de Caen), Olivier Roy (Directeur de recherche au CNRS), Julien Salingue (ATER, Science politique, Université d’Auvergne), Grégory Salle (Sociologue, CNRS), Catherine Samary (MCF, Économie, Université Paris-Dauphine, associée à l’IEE Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Fatou Sow (Chargée de recherche au CNRS), Pierre Schapira (Professeur émérite, Mathématiques, Université Pierre et Marie Curie), Jihane Sfeir (Politologue, Université Libre de Bruxelles), Pierre Signoles (Professeur émérite, Université de Tours), Rabah Tahraoui (Professeur, Université de Rouen), Sylvie Tissot (Professeure, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis), Claudio William Veloso (Chercheur indépendant, membre associé du LIS-UPEC), Dominique Vidal (Historien), Dror Warschawski (Chargé de Recherche, CNRS), Clemens Zobel (MCF, Science politique, Université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis).
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=13559







J’ai trouvé un commentaire (à lire et à infirmer/confirmer) sur le blog du collectif Palestine Paris 8 qui parait contredire les faits. Il aurait été judicieux et pertinent que Demain consulte le communiqué de la présidence de Paris 8 pour recouper les faits et rien que les faits avant de succomber aux instincts anti-discriminatoires et aux chants des sirénes teintées de victimisation :
Le contenu du commentaire en question :
La présidence parle aussi d’un risque élevé de violation du principe de neutralité du service public, il aurait été honnête d’en parler également dans le votre.
Vous parlez d’interdiction ce qui est malhonnête, d’abord vous êtes libres de l’organiser ailleurs d’une part, d’autre part, il est clairement écrit dans le communiqué que l’université vous offre « la mise à disposition ultérieure de locaux au sein de l’université en vue de la tenue d’une journée d’études permettant un débat public et contradictoire, dans une perspective de pluralisme des opinions«
http://collectifpalestineparis8.over-blog.com/article-annulation-du-colloque-a-paris-8-non-a-la-censure-oui-a-la-liberte-d-expression-99544049-comments.html#anchorComment
NDLR: Les illustres pétitionnaires feraient mieux à l’avenir de se renseigner sur le comment du pourquoi avant d’aposer leur signature en signe de compassion douteuse avec le calvaire du peuple palestinien.
On ne verra pas » le night in white satin »(Badr Soundouss and Co) rebondir et crier à la censure !! Il n’est point question de photos de rondeurs plus ou moins manifestes interdites de circuler par ci ou par là !! Pas de P.I.P ni de V.I.P ! C’est tout juste le plus manifeste des viols de tout les temps : spolier un peuple. Le barricader dans la plus grande prison à ciel ouvert. Ne pouvoir en débattre comme académiciens sous le toit d’un édifice à milles lieux des territoires occupés ….NON, ce n’est pas de la censure …c’est tous juste la crainte de se faire tirer les oreilles par qui vous savez ….Quant à nos criards et pleurnichards de circonstance, ils doivent économiser leurs réserves lacrymales pour d’éventuelles chasses aux poilus ….La saison est ouverte et promet de durer (selon KOUKASS et son hebdo : c’est pour deux décennies …ça promet !!!) ! Faudra gérer le stock, il y a de belles lunes en perspectives même pour ceux qui ne sont pas nés sous une bonne étoile !!!
je me joins à Najib Walou
je crois que la redaction devait se rapprocher de l’autorité qui a interdit cette manifestation pour recueillir son point de vue.
je crois aussi que cette interdition aurait pu n’avoir lieu en ajoutant un simple point d’interrogation au theme retenu pour cette rencontre ……cela n’aurait pas couté cher aux organisateurs mais aurait fait rater aux lobbies sionistes une occasion pour manifester leur perfidie.
Voici un drôle d’universitaire qui quémande publiquement une invitation à la Mamounia !
Cette drôle de manière de quémander publiquement un tajine royal aux Alaouites ne peut venir que d’un Parisien ! Quel culot ! CecI, est la preuve que la crise commence à faire sentir ses effets sur la classe moyenne parisienne !
Lisez attentivement sa « quémanderie » :
Frédéric Rouvillois
Maroc, 20 février 2012 : fin de partie…
Le peuple préfère le Roi aux Indignés
http://www.causeur.fr/maroc-20-fevrier-2012-fin-de-partie%E2%80%A6,15775
Le Sionisme est encore pire que l’Apartheid. C’est une ideologie raciste, inhumaine que le monde libre doit combattre comme il a combattu le Nazisme dans le passe.
Pour mieux comprendre ce qu’est le Sionisme je vous invite a voir cette video:
http://www.youtube.com/watch?v=Q9vRM0k2TdA
Cela ne m’étonne pas des juifs sionistes et du lobby juif bien enraciné à tous les niveaux du pouvoir, du show-bis, des médias et des finances en France !
Et bien d’autre pays dans le monde ne sont pas épargnés.
Et les pays arabes ne font surtout pas pas exception !
Demandez donc un peu à « Dieudonné » pourquoi il a été mis au placard et pourquoi il été dénigré par le monde du show-bis en France ?
http://www.youtube.com/watch?v=YaJuA2KBcpU
http://www.youtube.com/watch?v=UwFAuhRHEUU&feature=related