Le dictateur alaouite intime
Le Prix Boncoup des Tartuffes, Tahri Ben Jilali, nous a envoyé un admirable texte sur le dictateur alaouite. Il imagine qu’il est entré dans sa tête. On ne sait pas s’il en est ressorti, mais le texte nous est parvenu. Bien entendu, comme toujours, nous publions ce chef-d’oeuvre de tartufferie littéraire.
C’est par effraction que je suis entré dans la tête du dictateur alaouite. C’est une forteresse inaccessible. Avant d’arriver à s’en approcher, il faut passer pas moins de cinquante barrages. Haute sécurité. Peur et méfiance. Comme son père, il se tient à distance. On raconte qu’un jour son auguste père a fait fusiller les cinquante gardes qui devaient filtrer le passage des personnes qui avaient rendez-vous avec lui. Papa tyran revoyait les chiffres de ses comptes bancaires de l’étranger avec un intermédiaire. Chaque après-midi, l’intermédiaire se présentait et se faisait fouiller cinquante fois avant d’arriver à la salle de comptabilité spéciale. Un jour, à force de le voir, les soldats le laissèrent passer sans faire leur travail.
Lorsque le tyran le sut, ordre fut donné d’exécuter les malheureux gardes qui avaient manqué à leur devoir. Le petit dictateur alaouite connaît cet épisode, un parmi tant d’autres, aussi sanglants les uns que les autres. Lui aussi est injoignable. Il y a de quoi. Quand on réprime, on risque d’être réprimé. Alors on prend les précautions nécessaires et même plus.
Sa tête n’est pas très grande. Elle est occupée par du foin, des épingles et des lames de rasoir. Les oreilles sortent du lot. Je ne sais pas pourquoi. Pour écouter mieux tout le mal qu’on dit de lui ? Son cerveau n’est pas calme. Beaucoup de stress, beaucoup de nervosité dont la conséquence première est un tic nerveux qui déforme sa bouche. Je ne sais pas d’où il tient cette activité. Question d’hérédité, ou bien a-t-il suivi des cours du soir pour apprendre à réprimer sans que cela le dérange, sans qu’il soit le moins du monde inquiété par le malheur qu’il sème.
Je me suis fait tout petit et j’ai tendu l’oreille. Car le petit pense et n’hésite pas à avoir des idées audacieuses.
Chut ! Le dictateur parle :
J’ai tout appris de feu Mon Père, un grand homme d’Etat, un homme sensible, cultivé et grand stratège. Je me souviens que Franco l’appréciait beaucoup. Il m’avait dit que lui aussi aimait bien son collègue et confrère espagnol, dont il admirait la brutalité et le réalisme sanglant. Ils s’entendaient bien tous les deux. Mon Père me rappelait comment cet homme a fait éliminer physiquement une bonne partie de son peuple et l’a remplacé par des esclaves. Mon Père a fait de même à chaque émeute. Du nord au sud.
Ces derniers temps, j’entre en communication avec Mon Père. Il est génial. C’est lui qui me dicte ce que je dois faire. Il m’encourage et m’indique des pistes à suivre. Il m’a dit dernièrement, au cas où les choses viendraient à empirer, de retourner en Arabie saoudite, d’où proviennent nos ancêtres.
Pour le moment, ça va. Je tiens. Pas de panique. D’abord, je ne suis ni Ben Ali ni Kadhafi. Vous ne me verrez pas ridiculisé par des jeunes en train de chercher des poux dans ma tête ou bien expulsé de Mon Pays Diali par des fanatiques. Ces deux-là se sont fait avoir parce que leur niveau d’intelligence n’était pas des meilleurs. Le mien non plus n’est pas terrible, mais bon, ce qui me sauve c’est que, contrairement à ces deux zigotos, je suis d’une famille qui descend directement du Prophète Mohammed (Salla Allah Alaihi a Sallam!), une famille et un clan unis et solidaires. Une grande famille, forte et puissante, qui possède des richesses et a beaucoup d’affaires juteuses à traire. Je ne fais pas n’importe quoi. Je résiste contre un complot étranger et islamiste qui veut piquer mon argent.
J’ai des preuves. Lisez la presse électronique et ces livres écrits sur moi. Mais je résiste. Aucune envie de voir mon pays devenir une république islamique dirigée par des analphabètes ou bien un bastion de cette gauche stupide juste bonne à parader dans les rues le dimanche.
Mon Père m’a appris que, en politique, il faut avoir un coeur en fer et des comptes bancaires en or. Pas de sentiments, pas de faiblesse. Car je joue mes affaires et mes biens, et ceux de ma nombreuse famille et mon tout aussi nombreux entourage. Les voyous qui veulent mettre Mon Pays Diali à feu et à sang n’ont que ce qu’ils méritent.
On parle de « printemps arabe » ! C’est quoi cette histoire ? Où voit-on un printemps ? Ce n’est pas parce que des agitateurs inconscients occupent des places publiques que les saisons ont changé de rythme et de sens. Chez moi, ce qu’ils appellent « le printemps » ne passera pas.
J’ai donné l’ordre de suspendre cette saison jusqu’à la victoire. J’ai enlevé le mois de février du calendrier. Pourquoi le printemps et le mois de février seraient synonymes de ma disparition ? Non seulement je ne vais pas partir, mais je mettrai tout le monde en taule. Mon Papa a dit un jour à la télévision que s’il faut sacrifier les deux tiers d’un peuple pour n’en garder qu’un tiers bon, il n’hésiterait pas une seconde. Cela m’avait choqué, mais en fin de compte j’ai trouvé qu’il avait raison.
Mais j’applique cette vieille loi alaouite. Je rappelle que Mon Pays Diali est un pays arabe et musulman, comme l’Arabie saoudite d’où provient toute ma sainte famille de marchands et d’entremetteurs. Et le pauvre Obama qui ne veut pas me recevoir à la Maison Blanche! De quoi se mêle-t-il ? George Bush l’avait bien fait. Oui, je sais. Parce qu’il avait besoin de mes prisons secrètes et mes bouteilles pour torturer tous ceux que la loi de son pays empêchait de le faire. En somme, j’ai fait le sale boulot. Enfin, pas moi, mes services secrets.
Que me reproche-t-on ? De donner l’ordre à ma police et mes services de brutaliser les fiévreux et de torturer les barbus ? Si je ne fais pas ça, je perds ma place, je ne me ferai plus respecter. Regardez comment mon ami Ben Ali s’est retrouvé du jour au lendemain éjecté de son Palais. Il a manqué de détermination et de volonté. L’armée l’a trahi. Le pauvre, quelle déchéance, malade, déprimé, son peuple a lancé contre lui un mandat d’arrêt international ! Les peuples sont ingrats. Ils oublient vite ce que leurs chefs d’Etat font pour eux. Mon Armée est composée en majorité d’officiers supérieurs fidèles, à qui j’ai offert des carrières de sable, des terrains agricoles, des agréments d’autocars et à qui je permets de vendre l’essence de la milice en contrebande. Ils me doivent tout. Ceux qui se retourneront contre moi n’auront plus rien. Walou ! Je n’ai pas d’états d’âme. Je défends mon argent, je dirai même, c’est de la légitime défense.
J’ai pris la précaution de mettre à l’abri Ma Femme, et Mes Deux Enfants. C’est normal, je réagis en Bon Mari et en Bon Père de famille. Je vois comment des pères irresponsables poussent leurs enfants à manifester tout en sachant pertinemment qu’ils peuvent tomber sous des balles perdues ou se faire trouer le derrière avec les bouteilles de mes moukhabarates. On m’a dit que des activistes sont morts. Je n’arrive pas à le croire, et je rends leurs parents responsables de ce malheur, car il n’y a pas pire malheur que de perdre un de ses enfants.
Je me souviens de la douleur de Mon Père le jour où il a perdu son frère. Il a pleuré. Oui, j’ai vu mon père pleurer face à l’injustice du destin qui lui a ravi son frère bien-aimé juste avant qu’il ne lui communique les numéros des comptes bancaires suisses où ils avaient planqué ensemble une partie de l’argent du peuple.
Mon Père, cet homme exceptionnel qui a fait de Mon Pays Diali un grand pays et qui a rendu la vie dure aux pays voisins, ce chef d’Etat a pleuré parce qu’il ne pouvait même pas se venger de la perte des comptes. Son frère est mort de maladie, mais il aurait tué la mort s’il avait pu. Rien ne lui résistait. Mais, il n’allait tout de même pas bombarder le ciel pour se venger…
Ce Père que je vénère en public, et que je déteste en privé, n’a pas été du tout exemplaire. Imaginez ! Il voulait mettre mon petit frère à la tête de l’Etat. Il avait dit à son âme damnée, le ministre de l’intérieur : Surveille le petit, mais laisse-le s’amuser, et prépare l’autre pour qu’on le mette à sa place. Pourquoi ? Parce qu’il avait dit que je ne sais pas parler en public, que je suis violent et que je tape avant de réfléchir.
Heureusement qu’il s’est ravisé. Ou peut-être non. C’est la mort qui l’a emporté avant qu’il ne se ravise. Quand j’ai récupéré son poste, après sa mort, j’ai tapé avant de réfléchir, j’ai envoyé en exil son âme damnée. Il en est mort le pauvre. Mais, comme je suis un démocrate, je tape tout le monde. Je gifle souvent. Mes proches surtout. L’un de mes conseillers sur qui j’avais craché a tenté de se suicider dans sa piscine. C’est son jardinier qui l’a sauvé. Après, pour me faire pardonner, je l’ai envoyé en villégiature à l’hôtel Ritz de Paris. Mais cela ne m’a pas empêché de le taper une autre fois. Que voulez-vous ? C’est le caractère.
Certains journaux, pas les français que je sais contrôler avec des invitations tous frais payés, les autres, ont essayé de me salir et me demandent de démocratiser Mon Pays. C’est de l’ingérence dans les affaires strictement internes de Mon Pays Diali qui est déjà démocratique depuis l’époque de Mon Père.
Que cette congrégation de journaleux me laisse en paix. Partir ? Pour aller où ? Ils me prennent pour un Ben Ali ? Je ne vais tout de même pas monter dans un avion et mendier l’asile politique dans le monde alors que j’ai des châteaux en France, de somptueuses résidences en Espagne, d’immenses terrains agricoles en Argentine, des appartements à Rome, des demeures coloniales aux Etats-Unis et des parts de marché dans des casinos asiatiques.
Heureusement que la France de Mon Ami Sarkozy fait tout pour me protéger. C’est d’ailleurs Sarkozy qui a obligé le premier ministre espagnol à venir lécher mes babouches. Sinon, il ne lui donnait pas l’aide sollicitée. Hi, hi, hi… Et dire que ces cons d’historiens disent que la France a colonisé Mon Pays avec son armée. Mais, c’est Mon Pays qui a colonisé la France avec ses mallettes.
Mon Ami le Roi Abdallah d’Arabie saoudite aussi est avec moi ; il m’appelle souvent et me dit de ne pas céder. Il y a quand même une justice. Les activistes et les diplômés chômeurs sont des terroristes, des agents payés par les pays voisins et même par certaines ONG qui ont des comptes à régler avec moi. Vous n’avez qu’à lire la presse étrangère, en tout cas celle qui n’est pas responsable, pour comprendre que le complot existe.
On me parle de tortures commises par Mon Chef des services secrets que j’ai personnellement décoré cet été ! C’est tout à fait normal de torturer pour éviter des massacres, pour que des innocents ne tombent pas sous les bombes de mes autres services … euh.. de mes autres mauvais sujets. On me parle de bouteilles de Coca Coca (ou de Fanta, je ne sais plus!) introduites dans le derrière de mes sujets ! C’est normal, c’est efficace et ça soigne les hémorroïdes. Mon Papa, qui en avait, me l’avait dit.
Je tiens le pays ; je tiens tête à ceux qui veulent instaurer un autre régime ; on devrait me remercier et m’aider à protéger Mon Pays Diali et Ma Richesse du danger islamiste. Je sais ce que les islamistes feront avec ma tribu des alaouites ainsi qu’avec les autres minorités.
Les Etats-Unis devraient venir à mon secours au lieu de me jauger. Heureusement ce ne sont que des jugements. Autre chose que ce que font actuellement ces ONG droits-lhommistes qui pondent un mauvais rapport chaque semaine. C’est mesquin et malhonnête. On m’en veut parce que Mon Pays Diali a toujours tenu tête à l’ennemi extérieur et intérieur. Il ne s’est jamais courbé face à la démocratie extérieure.
Mon Père m’a dit au lendemain du massacre de la capitale économique de Mon Pays Diali, j’avais 18 ans : tu vois, mon fils, si je n’avais pas réagi avec cette fermeté, ce soir, nous ne serions plus là. Il a eu raison. Moi aussi, si je n’envoie pas mes policiers et mes soldats bastonner et torturer, je sais où je dormirai ce soir : au Palais de l’Elysée ! Et encore ! Je crains fort que Sarkozy ne m’abandonne comme il l’a fait avec l’autre tyran, Ben Ali.
Vous savez pourquoi Ma Femme, Ma Chère Femme, m’a épousé ? Pour les valeurs que j’incarne. Pour l’argent aussi. Elle l’a déclaré, en aparté, à cette docile presse française. Ces valeurs et cet argent se lisent sur Mon Visage bouffi. J’en suis fier.
Vous savez pourquoi j’ai fait du droit ? Parce que je suis allergique à la justice. Au revoir !
Ouf, il a fini son monologue.
En quittant cette tête, je me suis pris les pieds dans des bouteilles vides. Le bureau du dictateur alaouite donne directement sur une grande et profonde cave. C’est lui qui, pour passer le temps, refile des bouteilles à des agents qui les poussent dans le derrière des suppliciés. Il paraît que ça l’amuse et renforce sa détermination à débarrasser Son Pays Dialou des deux tiers jugés mauvais.
Comme disait son auguste Papa, à qui j’avais dédié mon Prix Boncoup des Tartuffes.
Tahri Ben Jilali
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Tahri Ben Jilali est écrivain et poète francophone. Il a enseigné la cuisine opportuniste et étudié l’hypocrisie servile avant de devenir écrivain public. Il est membre de l’académie Boncoup depuis pas mal de temps. Il a reçu le Prix Boncoup pour « Sacré Sidi, va-y ! » (Points Souillures). Auteur de nombreux ouvrages, ses derniers livres parus sont : « La douche froide : Tous contre les révoltés des pays arabes » (Editions La Castagne), « Par le feu avec lequel on va tous vous cramer bande de rebelles » (Gégène Livres), « Que ta blessure ne se referme pas, naâl bouk » (Gallimatias Editeur), et d’autres chefs d’œuvre.
URL courte: http://www.demainonline.com/?p=13563








Hommage au roi Carnaval :
Maroc vers une monarchie constitutionnelle d’inspiration anglaise ?
« absolument, mais le premier qui rigole va en taule », dit Sidna !
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Ceci n’est pas une caricature !
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http://mohammedvidegage.skynetblogs.be/
J’ai appris des choses ce soir. Surtout que Mou3tassim en a pris
une autre comme raclée. Moi qui croyais qu’après son sauvetage
par son jardinier d’une noyade dans sa propre piscine et sous
l’effet de barbituriques (me chuchote-t’on à l’oreille), le loup-garou l’avait
laissé tranquille.
Je recommande le dernier opus très bien écrit :
« Que ta blessure ne se referme pas, naâl bouk » (Gallimatias Editeur)
NDLR: l’histoire des 50 gardes fusillés n’est pas plausible.
le sourire enigmatique du petit dictateur alaouite,
http://imageshack.us/photo/my-images/600/m6lisa5zm.jpg/
La métamorphose d’un lauréat : d’écrivain en journaliste et de journaliste en fkih-chouaf.
Une réplique à notre lauréat « Goncouronné » Tahar Ben jelloun
Mesdames et messieurs ! notre, visionnaire chouaf, Sid Tahar Ben jelloun, qui ne voit pas plus loin que son nez, en matière politique, prétend, maintenant, avoir développé une technique télépathique, « une hikma » qui lui permet de rentrer en contact, à des distances très lointaines, voire même plus lointaines que Rabat et Taza qui sont à quelques lieues de sa villa, avec des personnalités politiques mortes et vivantes. Certaines, l’invitent et lui ouvrent les portes des leurs châteaux et de leurs académies, pour qu’il s’installe à son aise et les entretienne de son « hikma ». Les autres qui n’apprécient pas son « azalia », pour des raisons stylistique-intellectuelles médiocres, lui flanquent les portes de leurs châteaux fortifiés en pleine gueule. Pour surmonter ces obstacles, notre Chouaf-hakim, s’invite en intrus télépathe sous forme d’un « Afrit » géni, magico-psychologue, dans les têtes de certaines personnalités politiques, et leurs fait subir des séances d’hypnoses forcées et des séances psycho-analytique mi- questionnaire mi- interrogatoire à des distances aussi lointaines que Damas et Téhéran.
Sid Tahar, qui jouit d’un statut d’écrivain public « Goncouronné » à mainte reprise, s’est vu décerner des prix non pour sa qualité littéraire qui laisse à désirer, mais pour ses qualités d’opportunistes, et pour sa nouvelle littérature qui n’a rien à envier à sa sœur la nouvelle philosophie, présidée par l’autre rabin-Chouaf et concurrent, le nouveaux « philosopher » Bernard Henri Lévi, surnommé BHL. Notre « nouveau littéraire », Sid Tahar, propulsé, lourdement décoré, comblé et accablé tout en observant de sa fenêtre le printemps marocain, il fait semblant de ne rien voir. Même avec ses yeux grand-ouverts, il n’arrive à rien voir à cause d’une maladie très grave que les Achabas « médecins traditionnels » appellent chez nous « Lâama Lekhal ». Il voit mais il ne voit rien. Bêtises à l’appui, il nous dit ceci : « On parle de « printemps arabe » ! C’est quoi cette histoire ? Où voit-on un printemps ? Ce n’est pas parce que des agitateurs inconscients occupent des places publiques que les saisons ont changé de rythme et de sens. Chez nous au Maroc, ce qu’ils appellent « le printemps » ne passera pas. ».
Pour les curés cela veut dire une confession mensongère et pour les psychologues un refoulement schizophrénique. En fait ce qu’il refoule chez nous, au Maroc, il le projette sur d’autres pays. Le pauvre. Coincé entre Kant et Freud et Sidi Hamza, notre lauréat, mi- fkih Soussi, mi- Chouaf et mi- hlaiqi, ne sait plus où se donner de la tête. Que va-t-il devenir sans son publique occidental, facile à entretenir, scatophage qui, en littérature, ne raffole que des excréments, disait Baudelaire, un vrai et modeste poéte, qui connaissait bien son public.
Tout en priant pour lui, peut-être Jameâ Lefna, peut-être Sidi Messaoud Ben Hssein ou peut-être Sidi Abdeslam Ben Mchich peut lui rendre la claire voyance.
Le romantisme nous a donné Victor Hugo, le symbolisme Baudelaire, le naturalisme Emil Zola et l’opportunisme « hachakoum » nous a donné Tahar Ben Jelloun. Toz, sauf respect des lecteurs.
Google ne connait pas Mr ben jelali quel dommage! Quel chef d’oeuvre tartufien, un prochain sur le barbu premier si inspiration il y a? Etrangement cela rappel abdelkader jelali et abderrahman el majdoub modernes!,!
Une bonne reprise du texte originale dedie a Assad (et du coup, tout de vient plausible … n’empeche que h2 a bien eu ses chef-d’-oeuvres a lui aussi):
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/02/18/bachar-al-assad-intime_1645263_3218.html
Pourquoi on accorde tant d’importance a ce monsieur? Ses positions pro-monarchiques sont claires, publiques et connues depuis des décennies.
C’est un personnage servile, tout comme la majorité des marocains et des marocaines, et c’est son droit de baiser les pieds de qui il veux. Ça le rends méprisable…mais c’est son droit. Il ne faut pas oublier qu’il a quitté le Maroc dans un esprit de subsistance, et que cette mentalité ne l’a toujours pas quittée. Tartiner les bienfait de la monarchie Alaouis est pour lui un moyen de se faire des sous sans s’attirer d’ennuis.
je pense qu’il faut expliquer d’avantage et ne se cacher pas derrière les mots …
@ François
En quelle langue chinois mandarin ou bambara?
Demain online ne nous dit pas tout. J’ai lu:
Dons royaux aux Chorfas de la zaouïa Boudchichia et du Mausolée Sidi
Yahya Ben Younès:
Une Commission royale a procédé, dimanche, à la remise de Dons royaux
aux Chorfas de la zaouïa Kadiria Boudchichia et du Mausolée Sidi Yahya
Ben Younès, à l’occasion du 13e anniversaire de la disparition de feu
S.M. Hassan II, que Dieu ait Son âme en Sa Sainte miséricorde.
La remise de ces Dons a eu lieu lors de deux cérémonies religieuses
organisées respectivement à la zaouïa Boudchichia à Madagh dans la
province de Berkane et au Mausolée Sidi Yahya Ben Younès à Oujda Lors de
ces cérémonies, et dans une atmosphère empreinte de piété et de
recueillement, des versets du Saint Coran ont été récités et des prières
élevées pour le repos de l’âme de feu S.M. Hassan II et de feu S.M.
Mohammed V. L’assistance a également imploré le Très-Puissant de
préserver S.M. le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, et de combler le
Souverain en la personne de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan,
de S.A.R. le Prince Moulay Rachid et de l’ensemble des membres de l’
illustre Famille royale. Ces cérémonies religieuses se sont déroulées en
présence, notamment du wali de la région de l’Oriental et gouverneur de
la préfecture d’Oujda-Angad, Abdelfettah El Houmam, du secrétaire
général de la province de Berkane, d’oulémas, de représentants des
autorités locales et d’autres personnalités.
C’est en lisant cela, que j’ai compris la définition des » lobotomisés » et ce que voulait insinuer M6 en parlant de ses comptes bancaires en or et à quoi ils serviront…
Magnifique !
La plupart des infos citées dans cette satire sont véridiques !
Tenez par exemple cette info :
« Mais j’applique cette vieille loi alaouite. Je rappelle que Mon Pays Diali est un pays arabe et musulman, comme l’Arabie saoudite d’où provient toute ma sainte famille de marchands et d’entremetteurs. Et le pauvre Obama qui ne veut pas me recevoir à la Maison Blanche ! De quoi se mêle-t-il ? George Bush l’avait bien fait. Oui, je sais. Parce qu’il avait besoin de mes prisons secrètes et mes bouteilles pour torturer tous ceux que la loi de son pays empêchait de le faire. En somme, j’ai fait le sale boulot. Enfin, pas moi, mes services secrets. »
En effet, cela fait des jours et des jours que Momo Six supplie l’administration Obama par l’intermédiaire de différents lobbys américains pour que le Président le reçoive à la Maison Blanche !
Et la réponse est certes polie, mais c’est niet : « le Président a un agenda trop chargé et avec l’approche des élections présidentielles il ne peut se permettre des séances photos avec des chefs d’Etat de cette région du monde où le fameux « Printemps Arabe » n’a toujours pas dit son dernier mot » !
Mais Momo Six insiste et demande à la rigueur que la Secrétaire d’Etat lui rende visite en son royaume enchanté à lui seul ! Et pour convaincre ses interlocuteurs, Momo Six n’a pas arrêté de rappeler à Mme Clinton que c’est grâce en partie à sa contribution financière à travers les différents lobbys qu’elle a été nommée à la tête de cette administration [ cet investissement s’appelle rendre service entre copains ! ] !
Ce qu’il a obtenu finalement, avec en plus une déclaration qui lui a fait chaud au cœur !
Lundi dernier, Hillary Clinton, lors d’une conférence de presse conjointe avec Alain Juppé, a déclaré : « Il est du droit du peuple syrien de pouvoir bénéficier des mêmes transformations politiques réussies opérées au Maroc, en Tunisie, en Égypte ou en Libye. » !!! Waouh !
Mais Hillary Clinton ne se rendra pas seulement au royaume enchanté de Momo Six lors de ce périple programmé de longue date dans la région !
Maroc : prison ferme pour atteinte à la « sacralité » de Mohammed VI
RÉSEAU VOLTAIRE | 19 FÉVRIER 2012
http://www.voltairenet.org/local/cache-vignettes/L400xH266/arton172813-ae24b.jpg
Le 17 avril 2011, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait qualifié devant le Conseil de sécurité les annonces de réformes royales de « discours courageux et visionnaire ».
Lundi dernier, son homologue états-unienne, Hillary Clinton, lors d’une conférence de presse conjointe a déclaré : « Il est du droit du peuple syrien de pouvoir bénéficier des mêmes transformations politiques réussies opérées au Maroc, en Tunisie, en Égypte ou en Libye. » !!!
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Walid Bahomane, jeune Marocain de 18 ans, a été arrêté le 24 janvier 2012, puis jugé et condamné le 16 février par le Tribunal de première instance de Rabat à un an de prison ferme et à une amende de 10.000 dirhams (1.000 euros), pour « atteinte à la sacralité de Mohammed VI » sur Facebook.
Son crime est d’avoir publié sur sa page une caricature réalisée par un dessinateur burkinabé : Sa Majesté le roi Mohamed VI, Commandeur des croyants, dessiné dans une serrure (voir illustration).
Le titre de « Commandeur des croyants » est également revendiqué par le sultan de Brunei et le mollah Omar d’Afghanistan.
À quelques jours d’intervalle, Abdessamad Haydour, 25 ans, était condamné à 3 ans de prison ferme pour des motifs similaires après avoir qualifié le monarque absolu de « chien de dictateur » dans une vidéo tournée lors d’une manifestation à Taza et diffusée sur Internet.
Selon le blog Vox Maroc, la cyber-police marocaine dispose de vastes locaux à Rabat d’où elle se livre à des activités de propagande et d’intimidation sur la toile ainsi qu’à la surveillance d’internet grâce à un logiciel espion français.
En décembre dernier, la société française Amesys a décroché un contrat de 2 millions de dollars au Maroc pour la livraison d’ordinateurs et de disques durs et l’installation du logiciel de surveillance Eagle. Celui-ci permet de passer au crible plusieurs millions de messages, de les enregistrer et de relever des noms et des mots-clés, même déformés légèrement à l’écriture. Il identifie également les connexions sur les sites classés suspects, peut identifier qui y envoie du courrier et accéder au contenu des courriels ainsi qu’intercepter les appels téléphoniques.
Depuis près d’un mois, la jeunesse de la ville de Taza au Nord-Est du royaume connait un soulèvement sans précédent. On dénombre plusieurs morts et des centaines de blessés selon les rapports préliminaires de l’Association Marocaine des Droits Humains.
Le revenu annuel par habitant du Maroc est de 5 100 US$ (146e rang mondial). Mohammed VI est le septième chef d’État le plus riche du monde.
Le 17 avril 2011, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait qualifié devant le Conseil de sécurité les annonces de réformes royales de « discours courageux et visionnaire ».
Lundi dernier, son homologue états-unienne, Hillary Clinton, lors d’une conférence de presse conjointe a déclaré : « Il est du droit du peuple syrien de pouvoir bénéficier des mêmes transformations politiques réussies opérées au Maroc, en Tunisie, en Égypte ou en Libye. »
http://www.voltairenet.org/local/cache-vignettes/L400xH640/corps-30485.jpg
http://www.voltairenet.org/Maroc-prison-ferme-pour-atteinte-a
Excellent ! Du grand art !
Magnifique !
Témoignage de Zakaria Moumni, Torturé par les milices de Mohammed VI
Zakaria Moumni revient pour la première fois en public sur les conditions de son arrestation et de sa détention. Il livre un témoignage poignant et expose les actes de torture dont il a été victime au centre d’interrogatoire de Témara : coups, privation de sommeil, électrocution….
Mardi 21 février au siège de la FIDH —
Regardez et Ecoutez :
http://www.dailymotion.com/video/xoxio9_temoignage-zakaria-moumni-torture_news?start=0#from=embediframe
Je vous ai sincèrement défendu sur la plupart des forums, mais là franchement vous m’avez déçu par vos « Sa Majesté » excessifs !
Parce que vous croyez que « Votre Majesté » n’était pas au courant !
Apparemment, vous ne connaissez pas ce qu’est la fonction exacte du « secrétaire particulier du roi » !
Ou sinon, je vois que vous gardez toujours un espoir égoïste pour rencontrer « Votre Majesté » et vous ne voulez pas tourner fièrement la page de cette sombre et douloureuse histoire !
Non madame, monsieur, le « droit de grâce » n’est pas un droit comme les autres, surtout au pays du Makhzen où il relève du despotisme et du fait du prince alaouite !
Je reviens et je repose la même question qu’avait posé notre cher ami Ali Lmrabet :
« Les Marocains ont-ils un sens de l’honneur ? »
http://www.demainonline.com/?p=11307
Le goût des affaires du Monarque marocain
Par Dominique Lagarde, publié le 23/02/2012 à 10:45
Le 1er mars sera publié Le Roi prédateur, ouvrage consacré au goût du business du monarque marocain. La cour est déjà en émoi.
La monarchie marocaine est malmenée, ces temps-ci, par les maisons d’édition françaises. Après Paris-Marrakech (Calmann-Lévy, voir L’Express du 25 janvier), de Jean-Pierre Tuquoi et Ali Amar, le Seuil s’apprête à publier, le 1er mars, Le Roi prédateur, de Catherine Graciet et Eric Laurent, un ouvrage consacré à la fortune du roi et au rôle des holdings royaux dans l’économie. Avant même sa parution, il met en émoi la cour. Au fil des pages, les auteurs dénoncent une « entreprise prédatrice », largement orchestrée, selon eux, par le secrétaire particulier du roi, Mounir Majidi, au service de l’insatiable appétit d’un souverain qui aurait, plus que tout, le « goût des affaires ». Un réquisitoire sévère mais étayé sur ce qui constitue sans doute le principal talon d’Achille de la monarchie.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/le-gout-des-affaires-du-monarque-marocain_1085652.html
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Cela me fait penser à « la Régence de Carthage », vous savez… ce bouquin qui a porté un coup fatal au Dictateur Fugitif et à sa Belle-famille !
Un avant-goût de la fin d’un siècle d’humiliation et de décadence [ 30 mars 1912 – 30 mars 2012 ] !
Le roi prédateur
ou le roi des pauvres clients qui ne sont pas des clients rois dans son souk !
Résumé de l’éditeur :
Mohammed VI est désormais le premier banquier, le premier assureur, le premier entrepreneur de bâtiments de son pays. Il y joue un rôle dominant dans l’agro-alimentaire, l’immobilier, la grande distribution, l’énergie et les télécoms.
La fortune personnelle du roi du Maroc a quintuplé en dix ans, et le magazine Forbes le classe désormais parmi les personnalités les plus riches du monde. Que s’est-il donc passé depuis l’avènement du fils d’Hassan II ? Par le biais des holdings que contrôle la famille royale, avec l’aide du secrétaire particulier de Sa Majesté et la complaisance de nombre de dignitaires et de valets du pouvoir, c’est à une véritable mise en coupe réglée de l’économie du royaume que l’on assiste depuis plus de dix ans.
Et si l’absolutisme royal selon Hassan II visait à assurer la pérennité de la monarchie, la structure de gouvernement mise en place par son fils est tout entière tendue vers l’accaparement privé. Voici ce système, et les hommes qui en tirent les ficelles, pour la première fois mis au jour au terme d’une minutieuse enquête de terrain, d’un examen fouillé des dossiers sensibles, de nombreuses rencontres avec les principaux témoins de cette royale prédation, y compris parmi les proches du Palais.
Voici comment le souverain d’un des régimes désormais les plus menacés par la vague démocratique dans les pays arabes a transformé ses sujets en clients, l’Etat en machine à subventionner les intérêts de la famille royale, et notre pays en complice d’un désastre politique et moral auquel contribue, à son corps défendant, le contribuable français.